Discussion avec Maud Paviet, qui nous relate son expérience face à la surcharge de travail.
Les sujets abordés (non exhaustifs) :
Notes du podcast et de la discussion avec Maud Paviet
- Thème de l’épisode : gestion des surcharges de travail: Le thème du podcast sera centré sur la gestion des surcharges de travail sur de courtes durées, l’énergie, la pression, les méthodes utilisées, et la délégation (00:18:45). Pascal Dumont a exposé le plan pour l’enregistrement, incluant une introduction à enregistrer séparément et un format initial de questions-réponses pour engager la discussion (00:19:43).
- Présentation de l’invité et son rôle actuel: Maud Paviet s’est présentée comme responsable *Delivery* dans une formation, gérant le programme, son amélioration, le recrutement, le management, la formation des équipes, et le coaching. Elle s’est dite ravie de partager son expérience sur la gestion de la surcharge de travail suite à une explosion de croissance survenue il y a environ deux ans (00:21:23).
- Contexte de la surcharge de travail et transition d’entreprise: La période la plus marquante pour Maud Paviet a été celle de la croissance il y a deux ans, suite à un programme d’accompagnement américain avec des objectifs précis à atteindre en six mois. L’entreprise est passée de quatre ou cinq personnes à quinze ou vingt, nécessitant une restructuration rapide et l’adaptation à de nouvelles missions (00:22:47).
- Passage de l’opérationnel à la structuration des pôles: Maud Paviet a expliqué qu’elle est passée d’un rôle purement opérationnel à la structuration de pôles, une transition qui a nécessité une adaptation rapide (00:23:55). Elle s’est formée sur le terrain, aidée par son patron, en s’appuyant sur ses compétences d’organisation et d’amour du cadre pour gérer des tâches nouvelles comme le recrutement et la construction d’un *ERP* interne (00:24:46).
- Sentiment d’être submergée et gestion des priorités: Maud Paviet a décrit le sentiment initial d’être « au milieu de l’océan », ne sachant pas par où commencer, soulignant la difficulté de prioriser les tâches dans un contexte de croissance rapide (00:25:57). Elle a noté que si la croissance continue, la structure mise en place aujourd’hui permet de la gérer sereinement (00:27:36).
- Volume de travail et adaptation des heures: Le volume de travail de Maud Paviet a été multiplié par deux, voire par trois, en raison de l’acquisition de nouvelles compétences et de tâches à effectuer. Elle a rapidement délégué un tiers de ses activités de coaching pour se concentrer sur les nouvelles missions, passant d’environ 40 heures à 55 heures par semaine pendant la période la plus intense (00:28:33).
- Reconnaissance du caractère temporaire du déséquilibre: Maud Paviet a précisé que le rythme intense est temporaire, car il n’est pas tenable à long terme, et elle a apprécié l’intensité et l’aspect stimulant de cette période (00:29:34). Elle a souligné que ce « gros *rush* » initial était nécessaire pour établir une stabilité et une pérennité plus légères (00:30:38).
- Durée du déséquilibre et retour à la stabilité: Le *rush* principal a duré quatre mois, et la phase descendante s’est poursuivie sur les deux mois suivants, avec un pic temporaire de charge de travail lié au recrutement d’une personne en interne (00:31:46) (00:33:36). Une restabilisation correcte a été atteinte après six mois, démontrant l’importance d’accepter le déséquilibre temporaire pour bâtir de bonnes fondations (00:30:38) (00:34:27).
- Importance de la fidélisation des équipes: Le recrutement est coûteux en temps et en argent, d’où l’importance de fidéliser les équipes pour éviter un *turnover* régulier (00:33:36) (00:35:25). Pour Maud Paviet, chaque nouvelle personne recrutée nécessite au moins vingt heures de formation, en plus du suivi et du contrôle qualité (00:34:27).
- L’humain comme facteur clé de l’entreprise: Les intervenants ont insisté sur l’importance de créer une ambiance et une véritable dynamique d’équipe, au-delà de la seule rentabilité financière (00:36:56). Maud Paviet considère le bien-être de l’équipe comme fondamental, car les employés sont au cœur de la performance d’une entreprise et leur état personnel impacte inévitablement le travail (00:38:00).
- Culture d’entreprise et recrutement éthique: Une culture d’entreprise forte et le fait de se sentir considéré et écouté sont des moteurs pour l’investissement et le dépassement des équipes (00:38:55). Maud Paviet a conseillé de prendre le temps de recruter des profils qualifiés qui souhaitent rester, afin d’éviter de perdre du temps et de l’argent avec un *turnover* élevé (00:39:48).
- Réaction initiale à la surcharge de travail : angoisse et stress: La première réaction de Maud Paviet à la surcharge de travail a été la panique, l’angoisse, et le doute sur sa légitimité et ses compétences. Elle s’est posé 36 000 questions sur sa capacité à gérer la situation, tout en reconnaissant un petit sentiment de *challenge* (00:40:40).
- Mécanisme de gestion du stress et du contrôle: Pour calmer la panique et reprendre le contrôle, le premier réflexe de Maud Paviet est d’aller marcher pour apaiser ses réflexions et stabiliser ses émotions (00:42:40). Le sport, en particulier la boxe, est un exutoire incompressible de son agenda, lui permettant de relâcher la pression et de décompresser (00:44:32).
- Nécessité d’accepter la surcharge de travail: Pascal Dumont a résumé la stratégie de Maud Paviet : accepter la surcharge, puis utiliser un mécanisme de défense (comme le sport) pour reprendre le contrôle et travailler avec la situation plutôt que de la subir (00:46:17). Ils ont observé que de nombreux entrepreneurs novices ont tendance à idéaliser l’entrepreneuriat et à ne pas accepter la charge de travail initiale (00:47:30).
- Contre-modèle de l’entrepreneuriat idéalisé: Maud Paviet a critiqué le prisme des réseaux sociaux qui présente l’entrepreneuriat comme facile, accessible avec seulement deux heures de travail par jour (00:48:23). Elle a souligné que, dans la réalité, monter une entreprise demande du temps, de l’investissement, des sacrifices de *weekends* et de jours de congé pour atteindre des objectifs ambitieux (00:49:16).
- L’importance de charbonner sur les tâches impactantes: Les intervenants ont précisé que le travail intense doit être ciblé sur les tâches qui ont un impact réel sur le business, comme l’acquisition client, et non sur des tâches accessoires (comme le design d’un bouton). Le charbonnage initial est déterminant pour la rapidité avec laquelle les objectifs sont atteints (00:50:08).
- Trouver un équilibre dans le déséquilibre temporaire: Il est essentiel de ne pas tomber dans l’extrême du surmenage permanent et d’intégrer des éléments non négociables pour le bien-être, comme le sport ou la famille (00:51:50) (00:55:16). Maud Paviet a expliqué qu’il est possible de trouver un équilibre en prenant de courts moments de détente avec son entourage pour recharger ses batteries et éviter la frustration (00:52:41).
- Le critère de la réussite n’est pas le résultat, mais l’investissement: L’important n’est pas la perfection, mais le fait de se dire qu’on a tout donné pour atteindre son objectif (00:53:38). Pascal Dumont a fait un parallèle avec le sport, où la satisfaction doit venir de la gestion de la situation et de l’effort maximal, et non seulement du résultat (00:54:25).
- Priorités et échelles de travail en entrepreneuriat: Chacun doit identifier ses priorités (famille, loisirs, travail) et s’y adapter, en veillant à ce que les loisirs n’empiètent pas sur les tâches impactantes de l’entreprise (00:55:57). Maud Paviet a réitéré que personne ne devient millionnaire en travaillant deux heures par jour et que les objectifs doivent être cohérents avec le volume horaire investi (00:56:42).
- Adaptation aux changements de vie et charge supplémentaire: Les intervenants ont conclu que rien n’est figé et que tout est temporaire, nécessitant une adaptation constante, comme l’organisation du temps de travail après l’arrivée d’enfants. Il faut accepter la charge supplémentaire liée au lancement d’un projet, notamment en empiétant sur le temps de loisir habituel (00:59:14).
- Priorisation et organisation face à une vague de travail: Maud Paviet explique que son organisation et sa structure innées l’aident à gérer la charge de travail (01:00:19). Elle établit des priorités en se basant sur le fait que la livraison aux clients actuels est le point prioritaire de ses missions (01:01:19). Une vue d’ensemble est matérialisée grâce à l’utilisation de post-it pour noter toutes les missions principales, permettant ainsi d’avoir une vision globale et malléable des tâches à accomplir (01:02:10).
- Méthodologie de planification physique des tâches: Maud Paviet préfère les outils physiques comme les post-it et les place sur son bureau pour visualiser les missions importantes (01:02:56). L’avantage des post-it est leur mobilité, ce qui permet d’agencer et de réorganiser les tâches au besoin, contrairement à une liste sur un cahier qui peut paraître écrasante (01:02:10). La première étape de son processus a été de matérialiser son plan d’action de cette manière (01:02:56).
- Développement d’outils de gestion pour l’équipe: Maud Paviet a eu l’idée de construire un espace centralisé de gestion, initialement pour son usage personnel et le suivi de ses coachés, qui est devenu par la suite un système de gestion (ERP) interne pour toute l’équipe sur Notion. Elle a eu la chance de travailler avec une personne qui a compris sa vision et a réussi à la concrétiser sur Notion, transformant l’idée en un outil de gestion interne pour le coaching (01:04:31).
- Priorité accordée au recrutement pour alléger la charge opérationnelle: La mission la plus complexe pour Maud Paviet a été le recrutement de deux personnes en même temps, car cela impliquait des tâches nouvelles comme la rédaction de fiches de poste et la conduite d’entretiens (01:05:16). Le recrutement était considéré comme la priorité principale afin de lui libérer du temps sur la partie opérationnelle et de pouvoir se concentrer sur la construction et le développement du reste de l’entreprise (01:07:05).
- L’impact du recrutement sur la livraison client et la gestion du temps: Un recrutement qui n’a pas fonctionné a entraîné une pression considérable, car le temps investi dans le recrutement et la formation devait être recommencé, risquant de créer un goulot d’étranglement dans la livraison client. Le risque était de devoir retourner à l’opérationnel tout en ayant les responsabilités du nouveau poste, ce qui aurait pu mener à l’épuisement (01:06:14) (01:07:59).
- Apprentissage et ajustements post-mauvais recrutement: À la suite d’un recrutement non concluant, Maud Paviet a appris à être plus intransigeante sur certains éléments, notamment les compétences techniques et le savoir-être (01:08:58). Le changement de stratégie a consisté à recruter plus de personnes avec des volumes de missions plus faibles pour diversifier le risque et répondre rapidement au besoin (01:10:07).
- Mise en place de la scorecard pour des recrutements factuels: Maud Paviet a appris de ses erreurs, notamment le fait de laisser trop de place à l’émotionnel lors des premières embauches. Pour rendre le recrutement plus factuel, elle utilise désormais une scorecard qui attribue des scores aux profils basés sur des critères de notation pour garantir l’adéquation technique et humaine (01:11:26) (01:13:15). Le facteur humain, bien qu’évalué, reste primordial pour l’intégration et la culture d’entreprise (01:14:16).
- Rôle du management dans la priorisation du recrutement: La décision de faire du recrutement la priorité principale est venue du supérieur de Maud Paviet, qui l’a aiguillée sur le fait de trouver quelqu’un pour s’occuper de l’opérationnel durant cette phase de croissance (01:15:13). N’ayant jamais géré d’équipe ni structuré de pôle auparavant, elle a été accompagnée pour acter que le recrutement était la première étape (01:16:18).
- Création intensive de processus de formation pour l’équipe: Une fois l’équipe recrutée, Maud Paviet a dû créer tous les processus, les outils d’utilisation et les déroulés de session pour que l’équipe puisse démarrer son travail correctement (01:16:18). Elle a sous-estimé le temps nécessaire pour cette mission, qui lui a pris une journée entière pour rédiger les processus essentiels, y compris les enregistrements (looms) pour faciliter la prise en main par les nouvelles recrues (01:17:08).
- L’importance des processus pour l’uniformité et l’intégration: Les processus sont essentiels pour l’uniformité du travail au sein de l’équipe de coaching et pour s’assurer que les membres de l’équipe adhèrent à la même philosophie et au même référentiel. Les processus facilitent également l’intégration des nouvelles recrues et accélèrent leur prise de poste en offrant une trame de formation définie (01:20:08).
- Les processus comme facteur indispensable à la croissance: Maud Paviet estime que le process est indispensable à la croissance, car il permet de reproduire une action de qualité à grande échelle sans que la norme de base ne change (01:21:07). Le fait de documenter les processus permet un gain de temps considérable, car les tâches récurrentes sont déjà cadrées (01:22:11) (01:25:55).
- Libération du temps et sérénité grâce aux processus formalisés: Bien que la construction des processus ait demandé un temps considérable au début, cela a permis à Maud Paviet de se libérer du temps par la suite et d’atteindre une plus grande sérénité dans son travail (01:23:50) (01:25:13). Les fiches et scripts de formation sont désormais prêts et nécessitent seulement des ajustements minimes lors de nouveaux recrutements (01:24:24).
- L’importance d’éviter le multitâche pour l’efficience: Maud Paviet met l’accent sur le fait que les gens ne sont pas faits pour le multitâche, ce qui conduit à une moindre qualité du travail et à un épuisement mental (01:27:35). Elle a constaté être beaucoup plus productive et efficiente en se concentrant sur une seule tâche à la fois (01:28:24).
- Lutte contre la distraction en coupant les notifications: Pour favoriser la concentration, Maud Paviet travaille sans notifications depuis longtemps, utilisant des modes programmés sur ses appareils pour le travail et le temps personnel (01:28:24). Cette méthode lui a permis de se libérer d’une charge mentale significative, car c’est elle qui choisit quand aller consulter ses messages et notifications (01:29:20).
- Efficacité et efficience au travail: Il est important de ne pas confondre le temps passé au bureau et l’efficacité, l’objectif étant d’être efficient, c’est-à-dire de faire plus dans un minimum de temps. Maud Paviet encourage à se concentrer sur l’efficacité plutôt que de se rassurer en travaillant de longues heures, invitant à travailler moins pour gagner plus ou, du moins, à accomplir davantage de missions en moins de temps (01:32:22) (01:34:07).
- L’acceptation de l’imperfection et l’application du principe 80/20: Maud Paviet, étant perfectionniste, essaie de s’améliorer en acceptant que le travail ne sera jamais parfait, car le mieux est l’ennemi du bien (01:34:07). Elle recommande de viser le 20 % des actions qui apporteront 80 % des résultats, et de ne chercher la finition que lorsque la structure de base est solide (01:34:44).
- Stratégies pour contrer le perfectionnisme en demandant de l’aide: Pour éviter de s’enfermer dans le perfectionnisme, Maud Paviet a appris à solliciter l’aide et les avis extérieurs, souvent en présentant une première version brute de son travail (01:36:36). Le fait de demander des retours permet de prendre les critiques constructives pour améliorer l’œuvre sans avoir à la recommencer intégralement, ce qui lui permet d’être plus rapide (01:37:31).
- Recherche d’avis auprès de personnes pertinentes (sachants et cible): Lors de la demande d’avis, Maud Paviet s’adresse à des personnes pertinentes : soit des « sachants » pour la compétence technique, soit des personnes faisant partie de la cible pour avoir un retour marché (01:40:03). Elle souligne l’importance d’éviter de se laisser polluer par des avis non fondés ou non pertinents de personnes n’ayant pas d’expérience dans le domaine concerné (01:40:42) (01:42:29).
- L’importance de choisir son entourage professionnel: Maud Paviet insiste sur le fait que les gens qui entourent une personne sont une moyenne de cette personne, et encourage à s’entourer de gens qui font ce que l’on veut faire ou plus pour s’inspirer et grandir professionnellement (01:45:13). Il est crucial d’être cohérent entre ses ambitions et les actions entreprises, et d’être prêt à faire les sacrifices nécessaires pour atteindre ses objectifs (01:46:05).
- Apprendre à apprécier le processus plutôt que la seule finalité: Il est important d’apprendre à aimer le processus plutôt que de se concentrer uniquement sur le résultat final, car la route vers le succès peut être longue. Il faut être fier de la transformation personnelle, des compétences acquises et de la sortie de la zone de confort tout au long du chemin, ce qui contribue à la résilience et à la persévérance (01:49:27).
- Gestion de la pression et de l’énergie durant une période de croissance intense: Durant la période de forte croissance, Maud Paviet avoue n’avoir « rien géré du tout » de sa vie en dehors du travail et du sport, car elle était totalement focalisée sur ses missions. Le fait d’être géographiquement éloignée de sa famille et de son cercle social l’a aidée à se concentrer à 100 % sur son travail sans se sentir coupable (01:52:47).
- L’importance de trouver son équilibre et de s’imposer des pauses: Bien que le rythme fût intense (lever à 6h, coucher à 23h), elle s’imposait des pauses le weekend pour des sorties et de la vie sociale afin de décompresser. Elle conseille aux entrepreneurs de prendre des retraites loin de leur environnement habituel pour se concentrer sur leur travail sans être interrompus (01:54:23).
- Gestion de l’environnement de travail personnel et professionnel: Maud Paviet explique comment ils gèrent des périodes de forte charge en s’isolant de leur environnement habituel afin de minimiser les distractions et les obligations sociales. Ils mentionnent que de s’éloigner permet de ne pas avoir à refuser des sorties, ce qui facilite leur concentration totale sur le travail et les projets personnels, tout en sachant que cette période intense est temporaire (01:55:17).
- Gestion des futures surcharges de travail: Pascal Dumont interroge Maud Paviet sur la manière dont ils géreraient une nouvelle période de surcharge de travail, suggérant une potentielle amélioration par rapport à la première vague (01:56:14). Maud Paviet affirme qu’ils géreraient mieux la situation grâce à l’acquisition d’une plus grande distance émotionnelle par rapport au travail (01:57:11).
- Détachement émotionnel et relations clients: Maud Paviet révèle qu’ils ont été fortement affectés émotionnellement par les retours clients et les remises en question de leur travail ou de celui de leur équipe, allant jusqu’à causer des angoisses nocturnes (01:57:11). Aujourd’hui, ils ont réussi à prendre de la distance et de l’empathie, comprenant que la critique portait sur le travail et non sur leur personne, ce qui diminue leur impact émotionnel personnel (01:58:10).
- Préférence pour le travail intense et gestion du rush: Maud Paviet indique qu’ils n’envisagent pas de changer leur méthode de travail car ils apprécient l’intensité du rush et les « moments de retraite » pour se concentrer pleinement. Ils estiment que cette approche leur convient et qu’ils sont désormais mieux préparés à gérer un gros rush grâce au détachement émotionnel acquis (01:59:01).
- L’apprentissage à poser des limites et l’anxiété professionnelle: Pascal Dumont note qu’il a été difficile pour Maud Paviet d’apprendre à poser des limites, ce que Maud Paviet confirme en décrivant leur nature anxieuse et angoissée, fortement motivée par le désir de faire plaisir (01:59:01). Ils expliquent que le fait de voir leur travail remis en question peut les empêcher de dormir pendant une semaine (02:00:10).
- Identification des signaux de stress et angoisses nocturnes: Maud Paviet a appris à identifier les angoisses nocturnes comme un indicateur d’une période de stress intense et, à l’époque, ils avaient besoin de bruit constant (télévision, musique) pour empêcher leur esprit de déclencher des scénarios catastrophes la nuit (02:00:54). Ils soulignent l’importance de l’introspection pour identifier les déclencheurs de stress afin de trouver des alternatives pour relâcher la pression (02:01:44).
- Méthodes d’atténuation du stress et des angoisses: Bien qu’ils n’aient pas trouvé de solution pour anticiper le stress, Maud Paviet réagit désormais dès la première angoisse nocturne pour éviter qu’elle ne s’installe (02:01:44). Ils recourent à des méthodes comme la prise de plantes (Valériane, fleurs de Bach) pour apaiser le système, car le sport seul ne suffit pas à les réguler (02:02:40).
- Suggestions pour la gestion d’une surcharge de travail: Maud Paviet partage quatre suggestions pour gérer une surcharge de travail à court terme, incluant le fait de prendre du recul via une activité bénéfique comme la marche, de hiérarchiser les tâches en établissant un plan d’action sur 90 jours, et de prendre soin de soi (sommeil, alimentation, activité exutoire) (02:04:33). Le quatrième point est de se rappeler que la situation intense est temporaire et représente une concession à court terme pour un bien-être à long terme (02:06:34).
- Évaluation du niveau de stress et de l’expérience acquise: Maud Paviet évalue leur niveau de stress à 8 sur 10 lors de l’annonce de la première surcharge et à 10 lors des phases d’angoisse nocturne, stress qui serait réduit à 5 ou 6 sur 10 pour une prochaine vague grâce à l’expérience acquise (02:07:44). La première fois est toujours plus stressante parce que la situation est inconnue, comme dans d’autres domaines de la vie, et ils distinguent le bon stress (qui porte et pousse à l’action) du mauvais stress (qui fige) (02:08:30).
- Préférences personnelles et déconnexion du travail: Un bref quiz révèle que Maud Paviet se considère comme lève-tôt mais préfère travailler jusqu’à minuit pour finir un projet, et qu’iels choisissent de regarder Netflix plutôt que de ranger le salon pendant 30 minutes de temps libre. Leur agenda comporte des éléments « béton » et d’autres souples, et iels ont évolué vers la finalisation des tâches à 80 % rapidement, préférant cela au perfectionnisme poussé (02:11:08).
- Difficulté à déconnecter et faibles limites entre vie privée et professionnelle: Maud Paviet confie qu’iels ont du mal à se déconnecter complètement et qu’iels sont stressés s’iels n’ont pas leur ordinateur, illustrant cela par le fait que leur ordinateur et téléphone sont les seuls objets qu’iels sauvaient lors d’une alerte incendie (02:12:15). Iels reconnaissent qu’iels pensent au travail le dimanche soir et vérifient Slack en soirée, admettant n’être pas un bon exemple en termes de déconnexion et d’avoir très peu de limites entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle (02:13:58).
Mots de la fin et sujets futurs: Maud Paviet conclut que l’important est de rester cohérent avec ses objectifs, d’être prêt à faire des sacrifices, de se préserver car on est le moteur de son avancement, et de prendre du recul pour relativiser car la surcharge est temporaire
Transcription du podcast
Pascal Dumont: let’s go. Bon, bonjour à tous et merci mode euh de ta présence, d’avoir accepté l’invitation.
Maud Paviet: go.
Pascal Dumont: L’idée aujourd’hui, c’est que tu nous parles euh de comment toi tu gères euh on va dire l’arrivée d’une surcharge de travail sur une courte durée. Euh et comment tu t’en sors par rapport à ça, comment tu gères ton énergie, comment tu gères la pression, comment tu priorises, comment tu arbitres les différentes tâches, est-ce que tu délègues, est-ce que tu demandes de l’aide ? Euh bref, voir un petit peu comment tu t’en sors euh par rapport aux expériences que tu as reçu, qu’est-ce que tu en retires ? Euh mais avant de parler de tout ça, je te laisse te présenter s’il te plaît si tu veux
Maud Paviet: Avec plaisir. Ben merci Pascall en tout cas déjà pour pour la confiance.
Pascal Dumont: bien.
Maud Paviet: Je suis ravie d’être d’être sur le podcast aujourd’hui et bonjour à tous les auditeurs qui qui nous écoutent.
00:21:23
Pascal Dumont: Ils sont de plus en plus
Maud Paviet: Euh bah et oui euh pour me présenter ben écoutez
Pascal Dumont: nombreux.
Maud Paviet: moi c’est Mae euh et je suis euh responsable Delivery dans une formation. Euh aujourd’hui je m’occupe de toute la partie euh gestion euh programme, amélioration de programme, recrutement des équipes, management des équipes, formation et aussi coaching du coup dans dans cet écosystème là. Et aujourd’hui, ben je suis ravie de pouvoir vous parler un petit peu de comment gérer la surcharge au quotidien parce qu’effectivement on a connu une on est toujours en phase de croissance mais on a connu une explosion de la croissance il y a à peu près 2 ans et cette croissance elle continue elle est graduelle de de mois en mois et bah il a fallu structurer tout ça pour essayer justement de trouver un rythme de croisière et bah du coup on va pouvoir parler un petit peu de tout ça aujourd’hui.
Pascal Dumont: Et ben yes,
Maud Paviet: Donc ça va être très chouette.
Pascal Dumont: ça va être génial. avec plaisir d’avoir ton expérience là-dessus si ça peut aider toutes les personnes justement qui à un moment donné euh se retrouvent avec une montagne de de taf à faire euh pour voir un petit peu comment gérer tout ça. Est-ce que pour mettre un petit peu dans le contexte euh est-ce que tu peux on va dire nous raconter une période récente ou moins récente où tu as eu à un moment donné une grosse surcharge de travail sur un temps très court et qu’est-ce qui rendait en fait cette période un petit peu particulièrement difficile, on va dire.
00:22:47
Maud Paviet: Ouais, je Je pense que la période la plus significative et celle qui a marqué un tournant un peu dans ma gestion et dans
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: mon évolution aussi à titre personnel, enfin en tant que personne mais d’un point de vue professionnel, ça a été il y a 2 ans, en 2024 quand on a été on a suivi un programme d’accompagnement par des Américains et du coup on avait des sessions de on avait des sessions de coaching qui étaient réparties toutes les enfin tous les 6 mois. Euh donc euh mon boss est allé est allé se former euh avec eux et du coup on rentrait enfin il rentrait de de des US avec euh avec des objectifs bien précis, bien définis et on avait euh 6 mois pour implémenter. Et c’est à ce moment-là qu’on a vraiment commencé à passer dans cette phase de croissance assez conséquente et assez importante. et les objectifs donnés par les Américains sont étaient plutôt bien tankqués. On a eu on a pas eu trop le temps de pas eu trop le temps de respirer euh parce que ça a été aussi une grosse période où il a fallu tout structurer. On passait plutôt d’une bah d’une entreprise, on était 4 c personnes et aujourd’hui on est quasiment entre on est entre 15 et 20. Donc forcément,
00:23:55
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: ça fait une énorme croissance euh tout ça en l’espace de ben en l’espace de de 2
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: ans. Et euh il a fallu ben agir vite, réagir aussi vite, trouver les solutions. Euh moi, faut savoir que avant cette partie-là, j’étais euh purement dans j’étais purement dans l’opérationnel.
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: Donc euh il a fallu que il a fallu que je me mette dedans euh à 100 %, que je comprenne des nouvelles missions, que je fasse des nouvelles tâches, que je enfin que tout était différent. Donc ça a été une prise de poste différente, une vision différente, une façon de travailler différente. Euh donc il a fallu s’adapter à tout ça. Et effectivement quand on connaît pas et quand on maîtrise pas, ça peut vite faire beaucoup. Euh plus la responsabilité de ce qu’on attend de nous en tant que personne, ça peut faire beaucoup de stress, de travail, de charge. Euh donc ça fait euh ça fait pas mal de trucs en
Pascal Dumont: OK, effectivement et c’est la question que j’allais te poser justement par rapport à ce que tu faisais avant.
00:24:46
Maud Paviet: effet.
Pascal Dumont: Du coup, a priori, tu avais pas été euh je dire formé à ce type de de choses là. Donc du coup, tu t’es formé quoi sur le terrain dans le tas euh quand il y avait pour répondre aux Américains.
Maud Paviet: Je me suis formée. Ouais, je me suis formée un peu sur le T. J’ai eu la chance d’avoir quand même ben un boss qui est euh qui a été ultra dispo, qui a été là pour répondre à mes questions et qui m’a aussi aidé à monter en compét m’accompagner en fait dans cette prise de poste là. Euh donc j’ai été très sollicitante aussi mais euh je passais d’un job de coach, d’accompagnante euh sur euh sur du développement de l’entreprise à justement de la structuration de de pôle donc ce qui était pas du tout la même chose. Je pense que j’ai des compétences personnelles euh qui m’ont beaucoup servi dans cette phase-là parce que je suis quand même quelqu’un de très organisé, très carré, qui aime bien la structure, qui est rassuré par le cadre qu’elle va poser. Euh donc ça ça m’a énormément aidé dans mon quotidien. Mais c’est vrai que sur des tâches et des missions du type recrutement, euh construire par exemple, on a construit tout un espèce de RP interne, euh ce genre de choses, bah c’est pas des trucs que je faisais forcément euh moi-même.
00:25:57
Maud Paviet: Donc il a fallu ben déjà de un que je m’entoure, de deux recrutés. Euh il y a l’équipe aussi qui s’est agrandi au niveau du coaching parce que comme j’ai pris cette cette partie responsabilité, je pouvais plus livrer seul les clients de de l’entreprise. Donc il a fallu recruter une team. Euh donc tout ça ça a été des euh des choses un peu nouvelles, pas évidentes euh qu’il a fallu faire. Mais c’est après quand on regarde 2 ans plus tard, bah c’est génial parce qu’on voit l’évolution qui a été faite, la prise de la prise de poste, l’évolution personnelle, professionnelle, donc c’est chouette. Mais quand on le vit à l’instanté, c’est un peu moi je compare toujours ça un peu, je on sent un peu au milieu de l’océan et puis on sait pas trop par quel goût commencer à nager parce qu’il y a énormément de trucs à faire. Et qu’est-ce qui est une priorité ? Qu’est-ce qui demande ben notre focus maintenant ? Qu’est-ce qui est secondaire ? Qu’est-ce qui est moins important ?
00:26:47
Maud Paviet: Et faut gérer, faut gérer l’ensemble. Et c’est pas toujours évident de trouver le juste équilibre entre tout
Pascal Dumont: OK. Intéressant. Et quand tu parles d’océan, justement,
Maud Paviet: ça.
Pascal Dumont: euh c’est quoi ? C’est l’océan dans sa grandeur. Tu t’es dis p*****, il y a plein de trucs à faire. plein de trucs inconnus ou c’est l’océan avec beaucoup de vagues ou les
Maud Paviet: Non,
Pascal Dumont: deux
Maud Paviet: je alors j’aurais plutôt tendance à l’imaginer calme mais à voir les rives assez loin euh ou
Pascal Dumont: OK OK tu es un peu
Maud Paviet: voir ne pas les voir.
Pascal Dumont: comme Tomx là dans seul au monde tu es au milieu du truc et tu fais bon ok par où faut que j’aille
Maud Paviet: C’est un peu ça. C’est un peu il y a plein de destinations possibles, il y a plein de façons de faire mais du coup quel est le quelle est la direction qui va vraiment me ramener là où j’ai envie
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: ? Et puis la question, c’est aussi la question de la durée. Combien de temps ça va durer ?
00:27:36
Maud Paviet: Parce que généralement quand on rentre dans une phase de croissance comme ça, bah on sait quand ça commence, on sait pas trop quand ça termine. Aujourd’hui, on est toujours dans une phase de croissance et ça continue de croître de la même façon que il y a 2 ans.
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: Mais à la différence, c’est que aujourd’hui ben tout est bien structuré et tout est bien cette paix. Ce qui fait que et ben malgré tout ça permet d’avoir une croissance qui est sereine et un impact qui est beaucoup moindre aujourd’hui que ce que ça a été il y a 2 ans quand rien n’était
Pascal Dumont: OK. Et justement, on reviendra sur l’impact que ça a pu avoir.
Maud Paviet: construit.
Pascal Dumont: Euh, tu dirais que par rapport au au volume, on va dire, euh quand tu étais dans la partie coaching euh et quand tu as eu voilà cette vague d’un coup de euh de croissance à le volume, on va dire, de travail ou le volume horaire, je sais pas comment on pourrait on pourrait l’appeler, il a été multiplié par combien ?
Maud Paviet: C’est une bonne question. Euh je dirais que le volume de travail a été au moins a fait au moins un bon x
00:28:33
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: 2, voire peut-être un x 3 à l’époque. Euh parce que j’inclus dedans le fait que quand tu es pas for quand tu es pas formé à un poste, ça va te rajouter énormément de tâches, énormément de travail parce que c’est une compétence qu’il faut que tu acquieres. Donc donc il faut le temps de se former.
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: Donc je dirais que ça a pris un bon x 3 d’un point de vue travail, d’un point de vue horaire peut-être un peu moins parce que du coup euh j’ai rapidement délégué une partie des coachings et pour faire le reste. Donc je dirais que alors je à l’époque je prenais entre 20 et 25 coachés par sem par semaine, ce qui était ce qui était plutôt conséquent en plus avec le décalage horaire parce que j’étais pas sur le même j’étais pas sur le fuseau horaire français. Donc ça faisait pas mal de pas mal de travail.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Euh et j’en ai je pense que quand j’ai commencé à faire ma prise de poste, j’ai rapidement délégué peut-être un bon tiers de ce que je faisais.
00:29:34
Maud Paviet: Ça a été progressif derrière. Mais du coup, tout ce qui s’est rajouté par la suite, je pense que ça m’a fait un bon x 2 sur euh ça m’a fait un bon x 2 sur mes euh sur mes sur mes missions de taf et sur la partie horaire. Je pense que je faisais 40 he semaine et puis je suis vite passée euh dans la dans la grosse grosse période peut-être à 55.
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: Euh mais ça voilà après c’est après c’est des phases qui sont temporaires qui durent pas dans le temps
Pascal Dumont: Oui,
Maud Paviet: euh parce que c’est pas tenable non plus sur un rythme long termiste
Pascal Dumont: on est
Maud Paviet: mais et puis après ça s’allège un petit peu donc on y retrouve un équilibre mais voilà et puis c’est
Pascal Dumont: d’accord.
Maud Paviet: une période après il faut aimer ça mais moi j’ai aimé travailler aussi dans cette partie là intense. J’aime un peu l’intensité, je fais aussi beaucoup de sport. Donc j’ai retrouvé un peu ce côté challengeant, stimulant aussi dans cette phase là. Euh ça a été ça a été vraiment super. Et avec le recul, je la vois avec beaucoup de sourire et beaucoup de beaucoup de fierté aussi parce que c’était vraiment une période bah je suis fière de ce qu’on a fait collectivement avec l’équipe à ce moment-là euh parce que bah aujourd’hui il y a une belle structure,
00:30:38
Maud Paviet: il y a des choses qui sont bien posées et tout et ouais c’est une c’est du gros taf à un moment donné mais on sait aussi que c’est temporaire et enfin en tout cas cette intensité là et qu’après ça se stabilise et c’est justement un gros rush qui fait mal potentiellement pour justement une stabilité, une pérénité qui est beaucoup plus légère et sereine pour la suite. Et aujourd’hui, ce que je disais juste avant, la boîte continue de grandir mais les bases sont tellement posé et tellement solide que ça peut continuer à s’empiler sans que ça pose de
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: problème.
Pascal Dumont: Et c’est ça qui est qui est important parce que euh soit on fait tout trop vite et tout se casse la gueule à un moment donné, soit on prend le temps de faire les choses,
Maud Paviet: Hm.
Pascal Dumont: de bien faire les fondations euh pour derrière gagner du temps et euh peu importe ce qui va arriver, on est armé pour euh pour la charge qui qui va arriver ou même s’il y a besoin d’ajustement, il y a pas besoin de tout normalement de de tout refaire. et tu parlé d’un truc hyper intéressant qui est le déséquilibre temporaire. C’est-à-dire que et c’est ce que je me tue à dire, c’est que quand votre déséquilibre il est temporaire qui dure 1 2 3 mois, 4 mois, éventuellement 6 mois sur voilà une période qui est plutôt de courte durée,
00:31:46
Pascal Dumont: ce qui est important c’est qu’à un moment donné il y a un retour, un semblant retour à l’équilibre. le vrai équilibre, il existe jamais, mais qui a un semblant retour à l’équilibre parce que si le déséquilibre il est plus temporaire, il devient permanent, à ce moment-là, il y a un vrai problème d’organisation et là ça peut être très très compliqué.
Maud Paviet: Oui.
Pascal Dumont: Euh et tu dirais en en combien de temps euh tu as senti que OK, ça y est, ça c’est bon, maintenant on est euh on est plutôt pas mal. Et la baisse de travail entre guillemets, elle commence à à s’alléger. le fait différentes par rapport au aux différentes actions que tu as tu as pu mettre en place. Combien de temps tu penses que ce déséquilibre temporaire il a il a duré
Maud Paviet: Le gros gros du rush, il a duré 4 mois,
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: ce qui est déjà pas mal dans la dans dans le timing. Mais quand tu es dans le quand tu es dans le guidon, en vrai 4 mois, ça passe super vite. Euh ça peut aller très vite et sans trop s’en rendre compte. Et finalement 4 mois à l’échelle d’une vie, c’est pas grand-chose.
00:32:42
Maud Paviet: Euh enfin,
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: je pense notamment peut-être s’il y a des entrepreneurs qui écoutent le podcast, 4 mois à l’échelle d’un projet entrepreneurial, c’est une goutte d’eau dans l’océan. Donc il y a pas euh il y a pas trop de questions à se poser. Souvent ça vaut vraiment le coup de faire des concessions sur même je pense que sur une une année ça peut être un peu long mais même sur des temporalités plus plus larges que celles que moi j’ai vécu, ça peut valoir le coup de de d’occulter certaines autres priorités, d’être dans un dans une situation de déséquilibre à ce moment-là pour la pérennité, la stabilité que ça va instaurer pour la suite. ce côté ce côté-là donc c’était 4 mois très intense parce qu’on avait le le point d’après avec les Américains. Donc il fallait que ce soit prêt et puis les Américains il rigolent pas.
Pascal Dumont: M.
Maud Paviet: Donc les Américains si ça va pas et que c’est en tout cas qu’ils estiment que c’est de la merde, ils diront cach c’est de la merde, ça va pas, il faut recommencer, il faut travailler, il faut faire c, il faut faire ça.
00:33:36
Maud Paviet: Ils sont assez caches, assez intransigents. Euh donc j’avais vraiment envie de bien faire pour que ce soit OK et cetera. Donc ça a été 4 mois de gros rush et après ça s’est ça s’est calmé un peu progressivement parce que la structure a commencé à se mettre en place et cetera. Donc je dirais que dans les de mois qui ont suivi, ça a commencé à redescendre un petit peu. J’ai reu un pic euh pas longtemps après parce qu’il a fallu que je recrute quelqu’un. Euh et ça du coup ça a été enfin ça a été assez long parce qu’on voulait une personne en interne euh sur une grosse enfin bref sur un temps plein. Donc il a fallu faire beaucoup de recrutement, il a fallu faire beaucoup d’entretien et puis j’ai des candidatures et cetera. Donc c’est remonté un petit peu à ce moment-là et puis après ça s’est calmé et puis après ben le but c’est aussi de fidéliser les équipes pour qu’elles reste parce que recruter ça prend du temps et plus tu fidélises tes équipes, mieux elles sont au quotidien,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: moins elles ont envie de partir.
00:34:27
Maud Paviet: Et c’est comme acquérir un client et fidéliser un client, ça coûte moins cher de le fidéliser que de l’acquérir. Et ben pour recruter quelqu’un, c’est pareil, ça coûte moins cher en temps en effort de fidéliser ses équipes et de faire en sorte qu’elles reste parce que déjà ben il y a l’esprit d’équipe, il y a on peut créer des super belles relations au sein d’une équipe mais aussi parce que recruter quelqu’un c’est prendre du temps pour recruter,
Pascal Dumont: He.
Maud Paviet: faire passer des entretiens et puis les candidatures, valider avec l’équipe que ça va fiter, former la personne quand elle va arriver. Euh et donc ça ça prend énormément de temps. Moi pour toute nouvelle personne qui rentre dans l’équipe, c’est à peu près une vingtaine d’heures de formation minimum euh plus derrière après du suivi contrôle qualité et cetera et ça prend énormément énormément de temps. Donc euh voilà. Donc je dirais je pense un vrai gros rush de 4 mois et phase descendante pour une restabilisation correcte à 6 mois.
Pascal Dumont: OK. Ben voilà euh tu as bien répondu. Euh ça montre que euh à partir du moment euh où il y a des projets qui se mettent en place, que vous lanciez votre entreprise euh ou que vous êtes dans une entreprise et un moment de rush et on fait appel à vous
00:35:25
Maud Paviet: Tak.
Pascal Dumont: et cetera. Euh quelque part, il faut accepter ce moment de rush. Il faut accepter de d’être peut-être plus fatigué que d’habitude, de donner un peu plus de son temps que d’habitude. Euh je pense que moi c’est inhérent à tout lancement d’entreprise ou de projet qu’on soit salarié, entrepreneur, peu importe. Euh et il y a un autre chose, une autre chose que tu as dit qui est qui était intéressante euh que j’ai oublié.
Maud Paviet: Ça reviendra.
Pascal Dumont: Euh tac tac tac. Oui, on pense toujours que le temps, on pense quand on parle gestion du temps, on pense toujours productivité aller plus vite et cetera. Mais on pense rarement que je parlais de recrutement, que le temps qu’on investit dans le recrutement, ça coûte aussi de l’argent. Et ce temps-là, si à chaque fois tu es pas capable de fidéliser ton équipe ou qu’il y a un turnover euh régulier, à chaque fois, tu es obligé de reformer les personnes. À chaque fois, tu es obligé de reprendre ce temps. Et en vrai, c’est un coût qui est énorme, tant au niveau d’énergie qu’au niveau un coût financier. Et c’est pour ça que c’est hyper important quand on recrute comme tu le dis de vouloir euh fidéliser et en plus on peut créer une belle ambiance euh et pour être transparent,
00:36:56
Maud Paviet: Oui.
Pascal Dumont: on travaille ensemble on et c’est je trouve que c’est hyper important euh qui a ça et que ce soit pas juste des des gens qu’on recrute et puis bon ben vous êtes un numéro entre guillemets, tu vois si je je schématise et on dit pas tiens à toi numéro 1, numéro 2, hop et puis à un moment donné si on n’est pas capable de fidéliser, de créer une vraie euh Exactement.
Maud Paviet: dynamique
Pascal Dumont: une vraie dynamique d’équipe,
Maud Paviet: d’équipe.
Pascal Dumont: ça coûte du temps, ça coûte de l’énergie et ça coûte de l’argent.
Maud Paviet: Ça c’est hyper important et c’est en tout cas un truc que j’essaie de de mettre en place avec l’équipe qu’on a. C’est peut-être le moment d’avouer si tu n’es pas en accord avec ce que je vais dire. Mais c’est un truc qui pour moi fait énormément de sens et que j’ai absolument tenu à mettre en place quand j’ai eu
Pascal Dumont: Bien sûr.
Maud Paviet: bah mon évolution de poste sur la partie gestion de la livrais enfin la gestion du delivery au sein du coaching, c’est que pour moi l’humain a une place prépondérante dans une boîte dans le sens où une entreprise n’est rien sans les employés qu’elle recrutent.
00:38:00
Maud Paviet: Euh et que tu peux amener de la performance avec tes équipes en tout en alliant le fait qu’elles soient bien dans ton équipe et qu’elles se sentent à leur place, qu’elles se sentent considérées, qu’elles se sentent écouté. Et moi, c’est vraiment ça a été vraiment une volonté de ma part. ça a été vraiment de me dire le bien-être de mon équipe est fondamental parce que si mes équipes vont bien d’un point de vue professionnel, ça ira sûrement bien d’un point de vue personnel. Si mes équipes vont mal d’un point de vue perso, ça impacte le taf. Mais je veux aussi qu’elle puisse se sentir libre de m’en parler parce que ben oui, c’est du job certes mais impacté par plein de facteurs. Enfin, demain, il y a un problème dans la vie perso. Euh c’est très rare les personnes qui arrivent à faire une dissociation extrême entre ça c’est du perso, ça impacte pas le pro parce que bah on reste des êtres humains avec des émotions, des ressentis. Euh et je trouve que plus on sent considéré par les personnes avec qui on travaille, plus c’est facile de pouvoir discuter, dialoguer, de régler aussi les problématiques humaines qu’il y a derrière.
00:38:55
Maud Paviet: Et euh bah une équipe qui est bien, qui est investie, ça lui donne aussi beaucoup plus envie de se dépasser et de se enfin de se donner dans son job que quelqu’un qui va être là, un numéro sur une qui a pas de considération et qui va avoir le sentiment que du jour au lendemain, de toute façon, s’il fait pas d’effort, il sera remplacé parce que du coup, ben l’investissement de l’équipe sera différent et du coup après,
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: il y a beaucoup de négativité, beaucoup de reproches. Ah bah tu pourrais faire si différemment, tu pourrais faire ça et nous on attend de la performance, on attend c et on attend ça. En fait, il faut que ton équipe, elle soit portée par la vision, il faut qu’elle soit portée par l’ambiance, il faut qu’elle soit portée par l’envie de faire ce qu’elle fait, il faut qu’elle soit un peu ce qu’elle aime et c’est ça qui va amener une boîte qui va amener une boîte loin. Et je trouve que c’est hyper important dans une entreprise de cultiver ce qu’on appelle une culture d’entreprise qui va donner aux gens envie de la rejoindre, envie de rester et d’être porté par ça. Et après, il faut que ce soit des fit humain et tout ça, ça se fait au moment du recrutement.
00:39:48
Pascal Dumont: Bien sûr.
Maud Paviet: Faut être sûr que les gens vont dans la bonne dynamique, dans le bon état d’esprit et ainsi de suite. Mais sur le principe euh je trouve que l’humain a une place hyper importante. Et dans un recrutement, pour ceux qui nous écoutent, si vous avez à recruter, n’estimez pas que c’est quelqu’un que vous faites rentrer temporairement parce que ben dans ces cas-là, mieux vaut des fois ne pas recruter et continuer à faire plutôt que de recruter un profil qui va enfin qui va vous coûter du temps parce que votre temps c’est de l’argent. Donc la rentabilité de votre boîte, elle est aussi en jeu et de prendre quelqu’un qui sera vraiment qualifié, vraiment compétent, que vous allez former, qui vous allez fidéliser, qui va avoir envie de rester pour la suite
Pascal Dumont: Ouais, tout à fait.
Maud Paviet: quoi.
Pascal Dumont: Je je partage ton avis. Donc c’est hyper important de prendre le temps de préparer ça en tout cas là-dessus. Euh cool.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Super. Par rapport à la à la réaction que tu as eu, c’est quoi la première réaction que tu as eu face à la surcharge un peu qui qui allait arriver ?
00:40:40
Pascal Dumont: C’est quoi ta ta première réaction quand tu dis « Oh p***** !
Maud Paviet: Première réaction, panique et angoisse. Euh moi, faut savoir que de je suis de base et de je suis de nature quelqu’un de très stressé,
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: quelqu’un de très angoissé. Euh je suis quelqu’un qui a très peur enfin qui pas peur c’est peut-être un peu un peu extrême comme terme mais je vais être énormément impactée parce que les autres vont pouvoir penser ressentir euh et je suis quelqu’un qui ultra exigeante avec moi-même. Et du coup quand il y a eu cette croissance il y a 2 ans, ça a été plein de questions de est-ce que je suis capable ? Est-ce que je suis légitime de pouvoir faire ça ? Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que c’est pas trop gros pour moi ? Est-ce que je vais pas me laisser dépasser par tout ce qui va par tout ce qui est en train de se passer ? J’ai pas les compétences nécessaires pour développer tout ce qu’il faut qu’on développe. Euh donc la première réaction, c’est un peu 36000 questions, panique à bord, bouffer de stress, donnez-moi un masque pour respirer parce que là je fais je sens que ça va pas le faire du tout.
00:41:46
Maud Paviet: Euh et puis après le jeu bah c’est de c’est aussi de de décompresser et de faire redescendre la pression parce que sinon là c’est un peu la cocotte minute qui monte et si on l’ouvre pas, elle finit par péter quoi. Donc euh ça a été vraiment la première réaction initiale angoisse,
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: stress euh ouais et challenge un peu au fond, tu vois. qui est au fond qui est en mode « p*****, c’est cool, ça va être challengeant » mais tu as les deux premières émotions qui sont tellement présentes que la troisième, elle se fait toute petite. Elle dit « T’inquiète, on se verra tout à l’heure, ça va bien se passer. Gère les deux de gère les deux devant et puis moi j’arrive derrière
Pascal Dumont: Il y a en fait c’est un peu le côté il y a le côté sportif qui ressort et finalement dans le sport tu as un peu aussi ça.
Maud Paviet: quoi. »
Pascal Dumont: Tu as l’angoisse, le stress et il y a le challenge toujours qui est qui est présent.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: OK. Et du coup, bon, tu as ça qui arrive, tu paniques, tuisses, ou là là, ça te fait quand même un petit challenge.
00:42:40
Pascal Dumont: Quelle est la première chose que tu fais en premier euh pour on va dire pour gérer ça ? C’estàdire que est-ce que tu vas tu te dis « OK, faut que je fasse un truc global, je priorise, je délègue, tu refuses, tu t’isoles. » C’est quoi le ta première ? Qu’est-ce que tu as fait en premier
Maud Paviet: Je crois que je me souviens que la première fois,
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: enfin, il y a eu deux phases. J’ai eu la fois, on m’a annoncé mon évolution de poste qui était quelques temps avant les Américains et puis il y a eu cette phase où on est mon poste est rentré de des US pour nous annoncer le plan d’action et ce qu’il fallait mettre en place. Euh je crois que ma réaction était la même les deux fois. À chaque fois que je suis sortie des meetings et que je suis sortie de ces situations là, le premier truc que je suis allé faire, c’est que je suis allé marcher. Je suis allé marcher parce que j’avais besoin de j’avais besoin d’apaiser les réflexions. J’avais besoin de faire redescendre le le curseur et de restabiliser l’émotionnel parce que il y avait trop de questions, il y avait trop de trucs.
00:43:31
Maud Paviet: Et à l’époque, je vivais à Montréal dans mon appart tout seul. Euh mon appart était grand, je pouvais marcher dedans mais je me sentais oppressée, enfermée. Il fallait que fallait que ça pousse les murs, fallait que la nature revienne et que je vois un peu de verdure pour m’apaiser. Et c’est vraiment les premiers trucs que j’ai fait. Je suis allée marcher, euh essayer de penser à autre chose ou en tout cas d’essayer d’y réfléchir différemment, de pouvoir euh ben voilà, courir si j’en avais envie, de pouvoir juste Ouais. juste mettre en mouvement et de faire redescendre la tension et la pression
Pascal Dumont: OK, génial.
Maud Paviet: quoi.
Pascal Dumont: Très bonne très bonne méthode. Est-ce que ça c’est un réflexe euh que tu as généralement quand tu veux reprendre le contrôle rapidement
Maud Paviet: Euh aujourd’hui peut-être un peu moins. Aujourd’hui euh aujourd’hui c’est peut-être un peu différent dans ma façon de faire,
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: mais globalement le sport c’est toujours mon exoire. C’est-à-dire que quand je sens qu’il y a trop de stress, quand je sens que ça va pas, quand je sens que c’est plus OK et que j’arrive plus à gérer, à Montréal, typiquement, ça a été ben ça a été le gros rush.
00:44:32
Maud Paviet: Donc ça a été plus à cette période là que je l’ai vraiment vécu et que je l’ai vraiment ressenti. Mais à l’époque, je faisais de la boxe. Euh et du coup euh Ouais.
Pascal Dumont: J’ai fallait pas être en face de toi
Maud Paviet: Et du coup le soir alors c’était pas du enfin c’était des non c’est pas ça mais je faisais
Pascal Dumont: quoi. C’est
Maud Paviet: pas je faisais pas de sparring mais c’était plus des clubs un peu nouvelle génération renforcement musculaire avec des sacs de frappe on peut taper dedans et tout
Pascal Dumont: ça.
Maud Paviet: donc vraiment exutoire des fouloirs et je sais qu’à l’époque où ça a été le gros rush, j’y allais cinq fois par semaine. J’y allais quasiment tous les soirs de la semaine parce que ça me permettait en fait sur la journée qui était tellement intense, c’était mon vraiment mon exutoire. C’était le moment où je pouvais relâcher la pression, où je pouvais mettre dans mon sac de frappe tout ce que tout le stress, tout l’émotionnel, toute la boule d’énergie qui était là dans la journée. Et j’en ai fait un j’en ai fait un incompressible de mon agenda.
00:45:21
Maud Paviet: C’est-à-dire que tous les soirs à je sais plus quelle heure c’était, 17h30, 18h30, je sais plus, euh j’allais à la boxe et c’était mon défouloir. Et en plus de ça, j’avais 7 km à faire aller, enfin 7 3,m5 aller, 3,m retour pour aller au club. Euh donc ça me permettait de marcher, de m’apaiser, de mettre ma musique, de plus penser, de relâcher, de faire mon heure de sport, de me défouler à fond et de rentrer chez moi et d’être bien. Et si j’avais besoin, je me remettais à bosser un peu le soir parce que du coup, il fallait avancer sur certaines tâches et tout, mais j’étais apaisée, déstressé et ça repartait quoi.
Pascal Dumont: OK. OK. Donc en gros là, si je résume un peu ce qu’on a dit depuis le début, toi à partir du moment où il y a, on va dire, quelque chose qui arrive et qui fait qui t’amène une grosse surcharge, qui fait un un un gros changement, euh premièrement, première réaction, c’est un peu la panique, un peu l’angoisse et cetera.
00:46:17
Pascal Dumont: Pour calmer ça, tu mets en place euh un système entre guillemets de défense. Je sais pas si ça s’appelle un système de défense, mais soit le sport, soit la marche. Quelque chose qui te permet de faire redescendre le truc pour reprendre quelque part un peu le le contrôle de bah de ce qui t’attend en fait à faire. Et deuxième chose aussi,
Maud Paviet: Exactement.
Pascal Dumont: c’est que quelque part tu acceptes qui est cette surcharge qui arrive.Accept que tu dis bon OK,
Maud Paviet: H
Pascal Dumont: pendant un certain temps, ça va être le rush. OK.
Maud Paviet: ouais.
Pascal Dumont: Euh et ça c’est hyper important d’accepter et ensuite de trouver aussi un système qui permet ou un réflexe qui permet justement de d’absorber tout ça.
Maud Paviet: Oui.
Pascal Dumont: Il y a beaucoup trop de gens euh qui et on le voit dans les coachings he quand on fait quand on on accompagne ceux qui lancent leur agence ou leur entreprise euh ils prennent tout ça dans la
Maud Paviet: Oui.
Pascal Dumont: gueule et ils savent pas ils savent pas en gros ils savent pas gérer ils se mettent un peu en boule ça vient comme ça et ils subissent le truc au lieu d’accepter au lieu de se dire
Maud Paviet: Ok.
Pascal Dumont: « OK euh je me prends un peu le temps, je regarde ce qui se passe, je fais une vue globale et après éventuellement je vais dans une vue beaucoup plus en détail ».
00:47:30
Pascal Dumont: Et très souvent il ils n’acceptent pas ce cette bouffée de travail qui arrive parce que c’est du taf et du coup bah il y a la panique, il a l’angoisse comme tout le monde.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Euh et très souvent ils le subissent plutôt que de travailler avec.
Maud Paviet: Ouais. Et ça,
Pascal Dumont: Je sais pas si tu as remarqué
Maud Paviet: je dirais, je suis assez d’accord avec ça et je dirais que la plupart des coachers que moi je peux voir soit en individuel,
Pascal Dumont: ça.
Maud Paviet: soit en collectif, je pense que la plupart des gens aujourd’hui qui se lancent dans l’entrepreneuriat, enfin en tout cas beaucoup euh découvrent l’entrepreneuriat par des prismes qui sont pas la réalité en tout cas. Euh c’est-à-dire qu’on va découvrir l’entrepreneuriat par les réseaux sociaux,
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: par des chaînes YouTube, par des gens qui sont implantés dans l’entrepreneuriat depuis peut-être 10 ans, qui du coup aujourd’hui ont des systèmes qui font qu’effectivement ils arrivent à bosser 2h par jour, mais combien d’heures est-ce qu’ils ont trimé au début du lancement de leur activité, de leur boîtes et cetera.
00:48:23
Maud Paviet: Et aujourd’hui, on découvre l’entrepreneuriat par Instagram sur des réels avec des gens qui ont des yaches en plein milieu d’une marina et cetera, qui vivent leur meilleure vie. Et du coup, on a envie de faire pareil et on nous vend que c’est accessible en bossant 2 heures par jour.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Sauf que la réalité des faits et je suis désolée pour tous les auditeurs qui vont nous écouter aujourd’hui, lancer une boîte c’est pas facile. Ça demande du temps, ça demande de l’investissement. Et si aujourd’hui on veut commencer à 10h, finir à 17h et entre les deux être allé à la salle de sport pendant 2h et puis aller voir les copains le soir et cetera, ça se fait. Mais c’est pas des boîtes qui finiront par faire euh 20, 30, 40, 50, 100000 par mois parce que ben pour atteindre des chiffres d’affaires intéressants euh en fonction de ce qu’on veut hein, on a chacun nos objectifs hein.
Pascal Dumont: Bien sûr.
Maud Paviet: Nous quand on a des coachers, on a des coachers qui rentrent qui veulent faire 2000 € par mois en complément de revenu et c’est hyper légitime et c’est ultra OK et on est personne pour juger les objectifs des autres.
00:49:16
Maud Paviet: On a toutes tous notre propre réalité et ça c’est hyper important. Mais quand on a des gros objectifs, moi j’ai des gens qui rentrent dans l’accompagnement qui me disent « Moi, je veux faire 1 million de chiffres d’affaires dans 1 an. » « Ouais, pourquoi pas ? Je sur le papier, c’est challengeant. Why not ? » Euh mais du coup, est-ce que aujourd’hui tu es prêt à faire toutes les concessions que ça va demander d’aller chercher 1 million d’euros de chiffre d’affaires sur une année ?
Pascal Dumont: No.
Maud Paviet: Et ça aujourd’hui, il y en a plein qui sont pas prêts à le faire et il y en a plein qui idéalisent l’entrepreneuriat.
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: On n pas de boss, on n pas de patron, on fait ce qu’on veut quand on veut. Ouais. Dans la réalité des faits, quand tu es entrepreneur, tu fais ce que tu veux mais tu gères tes 140 he semaine comme tu veux effectivement. Mais il y a un moment donné où tu taffes du lundi au dimanche, euh tu as plus de weekend, tu as plus de jour fier, tu as pas de vacances les premiers temps et c’est OK mais encore une fois c’est une question enfin c’est temporaire, c’est un équilibre qui se recrée par la suite mais pour monter une boîte c’est compliqué.
00:50:08
Pascal Dumont: H je suis je suis d’accord avec toi. Et plus tu vas charbonner au début, mais charbonner de la bonne façon parce qu’il y en a plein qui vont charbonner et faire des tâches qui n’ont pas du tout d’impact sur leur business, qui vont passer 10h à refaire un bouton, un design,
Maud Paviet: Oui.
Pascal Dumont: un machin de leur site de je sais pas quoi au lieu de passer du temps par exemple sur l’acquisition client. Euh mais ça c’est c’est encore un autre débat. Mais quand on dit charbonner, c’est qu’il faut être prêt justement à charbonner sur des tâches qui sont impactantes. Et si vous voulez réussir ça, surtout dans un temps assez court. Après tout,
Maud Paviet: Mhm.
Pascal Dumont: tu as envie de voir tes potes, tu as envie d’aller quatre fois à la salle machin et cetera, faire 10h 14h ou 10h 16h de boulot, OK ? Sauf que en 3 4 6 mois, tu n’y arriveras pas à péréniser ta boîte ou en tout cas à la lancer. tu pourras faire ça mais ça mettra peut-être 1 an, 2 ans,
Maud Paviet: No.
Pascal Dumont: 3 ans.
00:50:58
Pascal Dumont: Euh c’est voilà, il y a toujours cette histoire de combien en combien de temps tu vas atteindre tes objectifs. Et c’est vrai que quand on regarde un peu les objectifs, ils ont des visions à 3 mois, 6 mois, 1 an, 3 ans, 5 ans, plus on on s’éloigne, plus c’est compliqué d’avoir une vision précise évidemment. Euh et très souvent, comme tu dis, il y a un prisme euh qui est Ouais, il y a un vrai billet par rapport à ça euh à l’entrepreneuriat et ils se rendent compte que p*****, finalement c’est pas si facile que ça. Euh et c’est pas si facile que ça.
Maud Paviet: Non.
Pascal Dumont: Et quand on voit les entrepreneurs qu’on réussi, on voit toujours la partie euh émergée de l’iceberg. On voit jamais le charbon qu’il y a eu sous la partie immergée en fait. Euh donc euh voilà, à bonne entondeur euh chacun fera sa propre expérience. Et c’est vrai que euh quand je faisais le le live la dernière fois là, j’aurais dit il y a des sacrifices à faire. En gros, je pense qu’ils ont tous retenu il y a des sacrifices à faire.
00:51:50
Pascal Dumont: Ouais,
Maud Paviet: No.
Pascal Dumont: il y a des sacrifices dans tes différentes sphères de vie. Euh parce que euh ben voilà, si ce weekend-là tu dois bosser parce que tu dois préparer euh ta tournée de prospection de la semaine et cetera et que c’est un dimanche ou j’en sais rien et qu’on t’a invité à boire un coup avec tes potes et ben le sacrifice c’est dire bah non bah là les gars je peux pas euh je me retrouve faut que je fasse ça absolument et cetera.
Maud Paviet: carrément. Et puis après, il y a aussi alors ça c’est plus pour euh peut-être ceux qui ont tendance à
Pascal Dumont: Voilà.
Maud Paviet: tomber dans l’extrême, faut pas tomber dans l’extrême non plus, de bosser de 2h du mat à minuit tous les jours,
Pascal Dumont: Voilà. Exactement.
Maud Paviet: de dormir de m 2h par nuit, de plus sortir, de plus voir personne. Moi, je sais que à l’époque où il y a eu ce gros rush et aujourd’hui encore parce qu’on pourra en parler, mais aujourd’hui, j’ai aussi un projet perso qui est en train de se monter en parallèle de mon activité principale. Donc je travaille aussi ben les soirs, les weekends sur mon projet à moi.
00:52:41
Pascal Dumont: une projet
Maud Paviet: Euh bah le sport reste quand même un incompressible de ma semaine parce que je sais que sans sport, je pète un câble, je suis une boule d’angoisse,
Pascal Dumont: ça
Maud Paviet: de stress et ça se répercute à tous les niveaux euh aussi bien perso que pro et cetera. Donc c’est pas le but. Donc le sport, c’est toujours mon incompressible. Euh et bien évidemment, même si bah il y a des choses à gérer, ben ça vous fera peut-être du bien de prendre et après c’est encore une question de timing. On n’est pas obligé d’aller faire le barbuck du dimanche de midi à 18h avec les potes. On peut aussi passer de midi à 14h de manger un bout, de voir du monde, de faire un coucou, de se détendre un peu, de se vider la tête, de prendre un shot aussi de de bien-être avec son entourage et de repartir bosser. C’est encore une fois une question d’équilibre dans votre déséquilibre, c’est qu’est-ce qui va me faire du bien à ce moment-là ? Qu’est-ce qui va me permettre aussi de repartir ? Et il y a aussi ce côté de si vos potes par exemple ou votre famille font souvent des trucs et que vous pouvez jamais être là parce qu’il faut bosser et que du coup ça génère de la frustration chez vous, c’est pas une émotion positive qui va faire avancer votre business.
00:53:38
Pascal Dumont: Exactement.
Maud Paviet: Donc prenez le contrep de ça et de dire « OK bah peut-être que j’y vais une fois sur deux, je passe une heure de temps. » Euh moi typiquement le weekend dernier bah voilà, j’avais mon neveu que j’avais envie de voir et cetera. J’avais pas mal de taf et tout. Ben c’est pas grave. J’ai pris une heure, on allait faire un bowling, je suis rentrée puis j’ai recommencé à tafer. Bah voilà, c’est un équilibre qui se trouve,
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: c’est euh voilà, c’est des petites choses qui se mettent en place, on fait comme on fait comme on peut et puis après ben voilà, on gère. Et aussi ben vous êtes des êtres humains, vous allez faire du mieux que vous pouvez. Euh ce sera jamais parfait, il y aura toujours un truc à améliorer. Mais le principal, c’est d’essayer et c’est de vous dire que bah déjà vous testez un projet entrepreneurial ou vous êtes dans une mission de taf, peu importe si vous êtes salarié, vous tentez l’aventure, vous allez au bout de ce que vous pouvez, vous donnez ce que vous donnez.
00:54:25
Pascal Dumont: Est-ce que
Maud Paviet: Mais le truc qu’il faut que vous vous enfin que vous puissiez vous dire une fois que vous partez ou vous arrêtez, c’est « J’aurais tout donné pour y arriver et après c’est bah pourquoi est-ce que j’y suis pas arrivé ? » Mais si vous partez du principe que vous avez tout tout donné, normalement il y a peu de chance que vous ayez cette discussion de pourquoi j’y suis pas
Pascal Dumont: C’est c’est exactement ça.
Maud Paviet: arrivée.
Pascal Dumont: Et quand quand je cochais en tennis, quand j’entraînais, euh il y a les joueurs au départ, ils sont toujours un peu focalisés sur victoire ou défaite.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Et si tu perds ton match mais que tu sors de du terrain et si je te pose la question est-ce que tu as l’impression d’avoir tout donné et que tu me dis oui OK le restant on s’en fout. L’objectif c’est d’avoir mis en place tout ce que tu estimais à ce moment-là pouvoir faire et cetera. C’est pas le résultat qui est important,
Maud Paviet: Hm.
Pascal Dumont: c’est la façon euh dont tu as géré le contexte, gérer la situation. Si à l’inverse tu dis bo, j’ai rien foutu, j’ai pas l’impression que j’étais à fond.
00:55:16
Pascal Dumont: Bon, OK, c’està-dire que la prochaine fois, bah tu dois te mettre à fond. Mais loin de nous l’idée et loin de moi aussi l’idée de dire il faut charbonner, on dort 2h par nuit et cetera. Ça c’est des grosses connerie.
Maud Paviet: Non, bien sûr.
Pascal Dumont: Et comme tu as dit, il y a des non négociables.
Maud Paviet: Ah.
Pascal Dumont: C’est-à-dire que des tâches impactantes sur sa sur le développement de sa boîte, c’est un non négociable. Sur le bien-être, il y a du bien-être. Toi, tu c’est le sport. Moi, c’est pareil, c’est ça fait partie des non négociables maintenant. Mais il y en a pour qui ça va être peut-être la famille. Donc c’està dire que bah ils se disent bah tous les dimanches, je sais pas, je dis c’est un cliché que je donne là, mais tous les dimanches, je suis en famille avec ma ma sœur, mon frère, mon père, j’en sais rien parce que c’est le bien-être qui lui apporte cet équilibre là. Il y a pas de problème. Il y a pas de il y a pas de hiérarchie entre le sport, la famille, les copains et cetera.
00:55:57
Pascal Dumont: Le seul truc, c’est d’identifier ce qui vous fait du bien, ce que vous allez mettre comme non négociable et que ça n’empiète pas non plus sur euh euh on va dire les les tâches impactantes euh de votre entreprise. Que le loisir ne prenne pas non plus la place sur euh le développement de votre boîte tout
Maud Paviet: Oui, c’est ça. Ouais. Et puis chacun chacun aussi ses enfin,
Pascal Dumont: en
Maud Paviet: j’imagine qu’il y a peut-être des parents qui nous écoutent. L’idée c’est pas de faire passer forcément la boîte avant sa famille ou avant ses enfants.
Pascal Dumont: voilà.
Maud Paviet: C’est chaque priorité et c’est d’établir la liste de ce qu’il y a à gérer dans son quotidien. Qu’est-ce qui est une priorité absolue quand on est parent ? J’ai pas la j’ai encore pas la chance d’être parent mais j’imagine que les
Pascal Dumont: Tu crois que c’est une chance ?
Maud Paviet: enfants bah en tout cas j’imagine j’imagine que
Pascal Dumont: J’ai j’ai j’ai
Maud Paviet: ça l’est puisque c’est quelque chose qu’on décide de de de mettre en place.
00:56:42
Maud Paviet: J’imagine qu’il y a des moments où ça doit être un peu terrible.
Pascal Dumont: Je te
Maud Paviet: Euh mais mais voilà,
Pascal Dumont: confirme.
Maud Paviet: j’imagine que le les enfants ça reste la priorité absolue. Euh peut-être que derrière il y a la boîte, peut-être que derrière il y a les loisirs. Et en fait l’idée c’est de c’est de trouver l’équilibre,
Pascal Dumont: Et en fait c’est de c’est de trouver bien
Maud Paviet: enfin en tout cas de trouver une une hiérarchie entre ces points-là.
Pascal Dumont: sûr.
Maud Paviet: Et effectivement après c’est pas de délaisser ce qui est fondamental pour la boîte. Il y a pas que le business, mais c’est juste de de garder en tête que moi je dis souvent ça à mes coachers,
Pascal Dumont: Non.
Maud Paviet: personne ne devient millionnaire en bossant de heures par jour. Si c’est si c’est la réalité de ce que les enfin de ce que mes coachers veulent,
Pascal Dumont: Non.
Maud Paviet: bah il y a un moment donné où il faut il faut mettre une volumétrie horaire en face. Et souvent je transpose à ceux qui ont déjà été en poste dans le salariat, regarde ce que tu faisais en terme de poste pour un 35 he en soi.
00:57:36
Maud Paviet: Donc dans dans ce que tu fais aujourd’hui versus tout ce que tu as à faire en tant que chef d’entreprise. Alors à une échelle différente parce que la boîte est pas structurée et aussi grosse de la même manière donc pas forcément autant de clientèle autant de mission.
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: Mais est-ce que tu penses que tu peux gérer 4 c fois plus de tâches en bossant moins que ce que tu bossais en salariat pour une seule et même mission de poste ? Ben oui, non en fait finalement. Donc il y a un moment donné où on peut développer une boîte ou un projet en travaillant 5 à 10 heures par semaine dessus à une échelle cohérente de chiffre d’affaires que tu es envie qu’il rentre. Euh parce que 5 à 10h par semaine, ben ça reste une petite volumétrie de travail sur l’échelle d’une semaine complète, ce qui est déjà très bien pour lancer un projet. Mais il faut pas espérer faire 50000 par mois avec 10h par semaine sur des business modèles où tu as besoin potentiellement de faire de l’acquisition client en direct,
Pascal Dumont: H
Maud Paviet: en synchrone euh face à des enfin face à des gens parce que c’est très petit comme volumétrie.
00:58:33
Maud Paviet: Là où versus d’autres gens font 50 he semaine, bah ils feront cin fois plus de taf que toi. Donc potentiellement enfin 10 fois plus de taf donc potentiellement 10 fois plus de chiffre d’affaires que
Pascal Dumont: hm. Tout à fait,
Maud Paviet: toi.
Pascal Dumont: tout à fait. Et en en une semaine, ils vont faire ce que toi tu fais en 5 semaines, quoi.
Maud Paviet: Ouais, mais même tu vois sur 5 à 10h semaine,
Pascal Dumont: Euh donc euh Ouais.
Maud Paviet: tu vas faire en une semaine ce que certains vont peut-être faire en une journée.
Pascal Dumont: Ouais. Ouais. Tout à fait, tout à fait. C’est vrai.
Maud Paviet: Donc euh à partir de là,
Pascal Dumont: C’est vrai.
Maud Paviet: on n’est pas sur le même
Pascal Dumont: H on est d’accord.
Maud Paviet: référentiel.
Pascal Dumont: Et c’est vrai que moi quand j’ai eu mes enfants, alors maintenant ils sont ils sont grands, ils ont enfin ils sont grands, ils sont ados, ils ont 15 et 13. Mais on a changé notre façon de de s’organiser parce qu’effectivement, il y a une priorité qui arrive.
00:59:14
Pascal Dumont: Après, c’est selon les valeurs de chacun. Nous, c’est vrai que les enfants étaient prioritaires par rapport au taf, par rapport au business. Donc bon, voilà, on s’est organisé chacun avec ma femme et on continue de s’organiser au fur et à mesure parce que bah ils grandissent parce que après et ça évolue. Là aujourd’hui, ils sont autonomes, ils prennent le bus, ils vont à l’école, ils vont à leur match de hockey, leur truc, ils sont quasiment tout le temps autonomes. Et ben ça ça nous libère aussi nous du temps, soit pour faire autre chose, soit pour bosser sur l’entreprise et cetera. Donc euh c’est c’est important de savoir aussi que rien n’est figé et que tout évolue et finalement tout est un peu temporaire. Dans tous les cas, ça reste temporaire. Il faut juste s’adapter au au moment venu. Et c’est vrai que pareil quand on a on a pas mal aussi de de personnes qui sont salariées qui veulent monter un projet et cetera, il faut aussi accepter qu’il y a une charge supplémentaire. C’estd que le soir peut-être que tu avais l’habitude de regarder un film avec la personne avec qui tu vis. Et ben peut-être que quand tu rentres du boulot euh il y a peut-être les enfants à s’occuper, peut-être qu’il y a pas d’enfant, mais peut-être que il y a une une partie de la soirée qui va être sacrifiée à euh le développement de ton projet si un jour tu veux
01:00:19
Pascal Dumont: quitter ce monde du salariat par exemple euh ou ça peut être un autre projet hein, peu importe.
Maud Paviet: H
Pascal Dumont: Mais euh il y a toujours une organisation et une vue globale à se dire « OK, comment je peux gérer tout ça ? » Euh et toi du coup par rapport à ça,
Maud Paviet: ouais.
Pascal Dumont: comment tu priorises à un moment donné ? cette vague de boulot qui arrive. Comment tu décides ce qui est prioritaire quand il y a tout qui semble quel quasiment un peu urgent, tu vois. p***** ! Et là, quelle méthode toi tu as utilisé pour rendre pour trouver ta les priorités ?
Maud Paviet: Ouais, je alors j’ai jamais vraiment eu de méthode mais je pense qu’il y a un truc qui me sauve au quotidien et qui m’a toujours sauvé et je pense que j’ai de la enfin c’est une une qualité je dirais avec laquelle je né ou en tout cas que j’ai peut-être cultivé avec le temps, c’est que je suis quelqu’un d’hyper structuré et d’hyper organisé euh d’un point de vue professionnel ou d’un point de vue de travail. En tout cas, je suis quelqu’un qui aime le cadre et qui aime la structure et qui suis rassurée par le cadre et la structure.
01:01:19
Maud Paviet: Euh c’est-à-dire que ben déjà moi toutes les semaines, je vais planifier un petit peu, je vais planifier ma semaine. J’ai l’avantage de bah le vendredi soir, d’avoir déjà tous mes mythes placés pour la semaine d’après. Et donc ça, je sais que ma livraison client, ben malgré tout, ça va rester un peu le point prioritaire dans mes missions parce qu’il faut livrer les clients actuels qu’on a dans dans l’entreprise. Donc ça c’est le premier point. Mais du vendre le vendredi soir, j’ai déjà tous mes mises placés. Donc ça c’est déjà super. Derrière bah ça a été de me dire OK, qu’est-ce qu’il faut faire ? OK bah là on va construire un on va construire un un ERP, on va construire un espèce de gestion, il va falloir recruter, il va falloir mettre des process en place, il va falloir faire c, il va falloir faire ça. Euh OK, bon bah là allons-y, let’s go. Et
Pascal Dumont: Et et ça, comment tu le comment tu le formalises ou comment tu le matérialises ?
Maud Paviet: typiquement
01:02:10
Pascal Dumont: Qui tu te vois que bah il faut faire ça, faut faire ça, tu sais quoi ? Tu te mets une vue globale, comment tu arrives à faire cette vue globale
Maud Paviet: Ouais ouais. Généralement euh ce que j’aime bien faire c’est quand je prends les moi je prends beaucoup de postites.
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: Je suis très postit. Et je vais mettre et je vais mettre en gros ben par exemple recruter un coach, un premier postit. Je vais mettre une autre tâche. Je vais faire un enfin et en gros je vais mettre toutes les missions que j’ai à faire. Les grosses missions globales, pas forcément les sous missions, mais les grosses missions qu’il va falloir faire.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Euh et je les mets sur des postites. Et après mes postites, ben je vais pouvoir les agencer, je vais avoir une vue d’ensemble et en fait ça me permet de poser à plat tout ce que je vais avoir à faire. Et l’avantage d’un postit, c’est que ça bouge. Euh c’est palpable, c’est malléable. Là où sur un cahier, ben oui, OK.
01:02:56
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Ça fait une liste de tâches et ça peut des fois donner l’impression de faire un truc énorme ici et d’avoir une liste à rallonge sur un postit. On est sur un truc en 2D et qui bouge qui est mobile. Donc ça permet d’ajuster. OK et ben après je réorganise un peu mes postites. Je me les mets. Moi je suis pas du tout la tout dou virtuel enfin sur ordi et tout ça me parle pas. Moi j’ai besoin de physique de toucher, de pouvoir voir, de pouvoir écrire, de pouvoir barrer, surligner. Enfin ça m’aide aussi. Euh pourtant j’ai pas du tout un un esprit créatif développé. Mais pour le coup euh pour le coup, ça m’aide vraiment de pouvoir matérialiser ça et de voir ça concrètement. Euh et ça a été la première étape que c’est la première étape que j’ai mis en place
Pascal Dumont: Et et tu mets sur un mur euh avec des jours ou enfin ou sur un Tu les mets où les postites ?
Maud Paviet: sur mon bureau. C’était sur mon bureau.
Pascal Dumont: Ah p*****
01:03:47
Maud Paviet: Euh c’était sur mon c’était sur mon bureau. Je les voyais comme ça euh et puis après j’ai réorganisé et j’avais un grand bureau.
Pascal Dumont: l’enfer.
Maud Paviet: Donc l’avantage c’est qu’après j’ai fait mes après j’ai fait mes petites lignes avec mes postites et ça me permettait de les avoir en visuel et de savoir ce que j’avais à faire. Mais au début c’était tu sais à plat sur tout le bureau et puis après c’était rangé sur le côté donc ça faisait plus de sens et
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: j’avais rangé ma chambre et c’était bien et c’était c’était voilà c’était carré c’était comme ça m’allait bien c’était aligné et puis après bah on prend l’émission les unes près les autres. Je me souviens que on avait de la chance déjà d’avoir dans l’équipe des personnes qui avaient de la compétence sur des sur des sujets par exemple notion automatisation et cetera. Donc ben on a embrayé et puis du coup c’est pas moi qui ai fait donc on en a parlé. J’étais voilà bah du coup j’ai amené l’idée. J’aimerais bien construire ça.
01:04:31
Maud Paviet: Ce serait super pour les que ben du coup pour que l’équipe qui va arriver on ait un espace centralisé qu’on puisse faire un suivi. Euh et puis ben moi pour faire mes suivis au quotidien sur mes coachers, j’aimerais bien avoir un truc qui soit plus intuitif, plus facile parce que prendre des notes comme ça sur des cahiers ou sur des sur des notes noion, je m’y retrouvais pas. Et j’ai eu la chance d’avoir quelqu’un qui a compris ma vision et qui a réussi à la retranscrire sur nos chaînes typiquement à
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: l’époque. Et du coup, c’est devenu mon espace de gestion personnelle au démarrage et puis après c’est devenu un espace de on en a on a transformé ça en espace de gestion pour toute l’équipe. Euh et en fait d’un truc en aiguille, ça s’est fait petit à petit. Ça s’est fait ben ouais, ça s’est fait vraiment de petit à petit. C’est c’est ça a pris forme et puis aujourd’hui on a un vrai RP interne sur nos chaînes sur la partie gestion des enfin en tout cas du coaching et cetera. Et c’est assez et c’est assez ouf,
01:05:16
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: hein. C’est vraiment dingue. C’est c’est juste génial. Et ça ça s’est fait petit à petit. Et puis après, je pense que la mission la plus compliquée pour moi,
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: ça a été le recrutement parce que euh j’ai dû recruter ben deux quasiment deux personnes en même temps. Euh tu as fait partie des premières personnes qui ont rejoint l’équipe à l’époque. Donc ça a été euh bah voilà de c’est c’est des trucs un peu qui peuvent paraître un peu un peu lambda sur un recrutement, mais c’est ben faire la fiche de poste. Déjà quand on a jamais fait de fiche de poste,
Pascal Dumont: He.
Maud Paviet: c’est qu’est-ce qu’il faut faire ? Qu’est-ce qu’une bonne fiche de poste, qu’est-ce qu’il faut mettre derrière ? qu’est-ce qu’une bonne candidature qu enfin voilà, il y a plein de choses que je connaissais pas. Donc mon premier bouquin et je pense que c’est un des bouquins business qui me marquera le plus de de de tous les bouquins que j’ai lu, c’est Dream Team qui est un bouquin sur du recrutement et du management d’équipe parce que ça a été un livre qui m’a accompagné dans une étape de poste hyper importante euh et qui a été bah qui a été crucial.
01:06:14
Maud Paviet: Et donc bah voilà, c’est faire les fiches de poste, c’est faire passer les entretiens, c’est de d’intégrer l’équipe et cetera. Et puis euh ben donc j’ai recruté deux persones, enfin les deux premières personnes que j’ai recruté, c’était toi et puis une autre personne. Et bah cette autre personne s’est avéré que ça a été un mauvais recrutement au début. Euh ça a pas fité pour plein de pour plein de raisons, mais c’est vrai que du coup ben quand tu es quand tu es responsable de poste à ce moment-là, tu t’attribuit pas marché, le temps que tu as le temps que tu as passé à former la personne,
Pascal Dumont: M.
Maud Paviet: le temps que tu as passé à la recruter, le temps que tu as passé à faire en sorte que son intégration se passe du mieux possible et cetera. Euh et puis après bon ben voilà, il y a des fois ça ça fite pas mais du coup ben infinie à ce moment-là, tu vois le temps que tu as passé, que tu as investi et qu’il va falloir recommencer. Euh et puis derrière tu as la livraison client qui continue à tourner.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Donc tu as les clients qui rentrent.
01:07:05
Maud Paviet: Tu as la pression aussi de te dire ben si là ça continue à le flux continue comme il est, va falloir que ça se règle vite parce que du coup on va avoir un problème de livraison client euh et ça va être compliqué à gérer. Donc il faut et puis si moi je repars dans l’opérationnel, c’est pas la solution non plus. Euh donc il faut trouver l’équilibre à ce moment-là. Et c’est vrai que les premiers recrutements ça a pas été ça a pas été facile. Euh ça a pas été facile du tout. Ouais.
Pascal Dumont: C la première la priorité c’est le recrutement au tout
Maud Paviet: Ça a été une grosse mission. Ouais.
Pascal Dumont: début.
Maud Paviet: C’était de me libérer,
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: c’était de me libérer du temps moi sur la partie euh sur la partie sur
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: la partie opérationnelle pour que je puisse construire le reste et que je puisse avancer sur le reste. Euh donc ouais, ça a été ça a vraiment été ça le l’objectif. Et je pense que non, je pense que tu es même arrivé en premier et le deuxè c’est le deuxième recrutement qui a pas été qui a pas été concluant euh qui enfin en tout cas où ça a pas fité entre le profil entre le profil et nous.
01:07:59
Pascal Dumont: Ja.
Maud Paviet: Euh et du coup à ce moment-là, enfin à ce moment-là, c’est beaucoup de pression, c’est beaucoup de charge, c’est beaucoup de stress, c’est beaucoup de comment est-ce qu’on va faire ? parce que du coup s faut que je reparte faire de l’opérationnel mais que j’ai encore toute la partie stratégique développement à faire bah je vais pas m’en sortir.
Pascal Dumont: Ah.
Maud Paviet: Et puis du coup bah le but de recruter c’était aussi de libérer du temps et de faire en sorte que cette période se calme et que ça et que ça s’apaise. Euh donc ouais, il a fallu trouver le il a fallu trouver le juste équilibre le juste équilibre entre tout ça, ce qui a pas forcément été très très simple.
Pascal Dumont: Hyper intéressant. Donc ouais, recrutement pour toi te décharger et continuer à faire ce que cela ce pourquoi tu étais tu étais là. Si tu rates le recrutement derrière problème de livraison client parce que bah il y a une sorte de goulot d’étranglement en fait qui arrive et qui dit « Mais merde,
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: on n’est pas assez pour livrer. » Donc ça veut dire que toi potentiellement il faut que tu reviennes euh on va dire à ton
01:08:58
Maud Paviet: Ouais,
Pascal Dumont: premier poste tout en ayant l’émission du nouveau poste.
Maud Paviet: c’est ça.
Pascal Dumont: Et donc là effectivement à un moment donné on peut exploser.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Euh et du coup combien de temps tu as mis euh entre le moment où ça a pas fité avec le recrutement pour retrouver l’autre ? Et qu’est-ce que du coup qu’est-ce que tu as changé entre ce premier ce ce recrutement qui a pas fité et pour réussir à fiter avec un autre
Maud Paviet: Hm.
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: Je dirais que j’ai été plus sur le sur le les seconds, enfin les recrutements d’après, j’ai été plus intransige sur certains éléments que j’avais pas forcément mis en lumière sur le premier.
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: euh soit des points de compétences technique, soit sur des points de de savoir de savoir être ou en tout cas de de façon de voir le le poste de manière générale. Euh donc je dirais que c’est ça qui a changé et j’ai changé mon fusil d’épaule en fait entre
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: les dans la phase d’après. C’est-à-dire que au début, on voulait quelqu’un à temps plein euh pour pouvoir enfin pour en gros pour avoir plus de de personnes gérées par une même personne et avoir moins de management à faire.
01:10:07
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Mais du coup, on a un peu switché le fusil d’épaule à ce moment-là parce qu’on avait besoin de personnes assez rapidement. Euh et ce que j’ai fait, c’est que du coup je suis allée chercher les équipes euh avec des volumétries plus faibles, enfin des temps de des temps de missions plus réduits avec plus de monde pour justement ben déjà diversifier un peu le diversifier un peu le risque aussi sur la partie gestion
Pascal Dumont: Ah.
Maud Paviet: euh et pour avoir plus de monde aussi. Donc euh je suis allée débaucher, enfin je suis allée débaucher ou en tout cas démarcher les profils euh principalement des je suis passé par des anciens de notre écosystème qui ont leurs âges enfin du coup qui ont leurs agences et qui ont leur entreprise
Pascal Dumont: M.
Maud Paviet: aujourd’hui euh et qui du coup ben étaient hyper animé par faire du coaching qui m’en avait déjà parlé à des moments et du coup j’ai resollicité ces personnes-là en ben voilà on peut se faire des petits volumes tr qu coachés cinq coachés euh histoire que tu trouves ton équilibre aussi que ça te juste sur la partie humaine et que tu trouves un équilibre et du coup c’est comme ça qu’on a constitué l’équipe et c’est que un an plus tard euh c’est que un an plus tard qu’on a fait rentrer un profil en full time, vraiment full time quand tout était bien structuré, bien en place avec des process qui étaient bien carrés, une formation qui était solide aussi.
01:11:26
Maud Paviet: Je pense que peut-être ce qui a moins marché sur le premier recrutement qui a été enfin qui a pas fonctionné euh avec le recul, c’est est-ce que la formation était enfin tu vois était assez approfondie, est-ce que la personne avait assez ses marques, tu vois, enfin il y a plein de choses. Est-ce que la personne se sentait assez armée pour pouvoir prendre son poste sur le terrain et cetera ? que j’ai essayé de modifier et de faire différemment pour les recrutements qui ont suivi et sur les phases d’apprentissage pour les suivants
Pascal Dumont: OK, génial. Et du coup,
Maud Paviet: quoi.
Pascal Dumont: est-ce que tu dirais que ce ce petit accro dans dans le recrutement qu’il y a eu au début, le fait de cadrer les choses un peu mieux après, ça t’a fait gagner du temps dans le recrutement
Maud Paviet: Ça m’a forcément fait gagner du temps dans le recrutement parce que je pars du principe qu’on apprend toujours de on apprend toujours mieux de
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: ses erreurs que de ses réussites. Euh c’est plus facile en c’est plus facile de voir ce qui va pas que de voir bah
Pascal Dumont: Quel philosophe cette mode
Maud Paviet: c’est moi je suis je suis pas quelqu’un d’hyper c’est terrible ce que je veux dire.
01:12:24
Maud Paviet: Je suis pas quelqu’un d’hyper enfin pas positive mais je suis pas la plus optimiste de la
Pascal Dumont: p*****
Maud Paviet: bande on va dire. Je suis pas celle qui voit le truc sous le prisme de la positivité quand on va m’annoncer un nouveau truc.
Pascal Dumont: !
Maud Paviet: Je vais plutôt être un peu la je suis plutôt un peu la pessimiste qui va dire « Ouais mais du coup si on fait ça comme ça, est-ce que ça va vraiment marcher ? Est-ce que si ? Est-ce que ça ? » Donc j’ai plutôt tendance à je suis quelqu’un qui voit beaucoup plus le négatif souvent que le positif. Je vois toujours le verre à moitié vide et pas à moitié plein.
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: Euh c’est quelque chose que j’apprends encore aujourd’hui avec le temps et que bizarrement j’arrive à enfin dans mon management en tout cas je fais plutôt sentir ce qui va bien que ce qui va pas. Euh mais avec moi-même je suis plutôt en mode ça ça va pas, ça ça va pas et j’essaie de travailler sur ça ça va bien et c’est important de voir ce qui va bien dans ce qu’on fait. Euh mais du coup, j’ai perdu le fil de mon idée.
01:13:15
Maud Paviet: Oui. En je pars du principe qu’on apprend toujours mieux de ces erreurs. Et du coup, c’est vrai que dans le cadre de ce recrutement-là, ben ce qui allait pas, c’était peut-être le manque de crin le manque de de compétences techniques de la personne au moment où je l’ai où je l’ai où je l’ai engagé. Euh peut-être laisser trop de place à l’émotionnel sur euh le fait de me dire bah ça va fiter, je le sens bien au fond, ça va être OK, on va y aller, ça va bien se passer et cetera. Donc peut-être qu’il y a eu un décalage là-dessus et ce que j’ai essayé du coup de ne pas reproduire sur les fois d’après. Entre-temps, j’ai mis des systèmes, notamment par exemple sur le recrutement, j’utilise aujourd’hui ce qu’on appelle une scorecard qui est en gros alors là c’est très factuel et du coup ça fait très très binaire mais en gros c’est une c’est une carte dans laquelle on va mettre les critères avec des notations, ce qui va nous donner un score sur le profil à la fin et en fait les gens qui vont rentrer dans cette scorecard c’est généralement les gens que vous avez épluché sur déjà les CV et cetera.
01:14:16
Maud Paviet: Donc on a passé la première phase de recrutement, mais pour les profils avec lesquels bah on fait des de des seconds entretiens ou des troisème entretien, bah c’est juste que factuellement on va se dire ben celui-ci il a 60, il a 60, celui d’après il est à 55 et le dernier il a 45. Bon ben le profil que je retiens c’est celui qui a le plus gros score parce que c’est celui qui fite à tous les niveaux sur sur ce que je vais
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: rechercher. Et du coup ça rend le ça rend le le recrutement plus concret, plus factuel. euh l’émotionnel va rentrer en considération et aujourd’hui si demain vous avez à recruter pour ceux qui nous écoutent des profils, la dimension humaine et le fit humain avec le profil que vous recrutez est hyper important. C’est des gens avec qui vous allez bosser au quotidien, avec qui bah vous allez grandir en tant qu’entreprise et il faut que les gens avec qui vous travaillez, vous ayez un bon feeling avec eux et un bon fit avec eux. S’il y a pas de fit humain, hyper compliqué. Euh ça créera de la friction à un moment donné et vous aurez du mal à cultiver une culture d’entreprise ou aller fidéliser derrière quoi.
01:15:13
Maud Paviet: Donc le score rentre en en ligne de compte mais généralement il y a quand même une ligne sur la scorecard sur le fit sur le fit un peu avec l’équipe ou avec le profil quoi.
Pascal Dumont: OK, nickel. Super intéressant par rapport à à ça, par rapport au recrutement. C’est quelque chose que je connais pas trop euh mais du coup hyper intéressant. Euh donc tu as priorisé ça parce que toi tu as estimé qu’à ce moment-là c’était la la première chose. Voilà c’était l’objectif principal c’est vraiment de recruter pour euh réussir à délivrer derrière tout ce qui allait arriver en fait.
Maud Paviet: Hm.
Pascal Dumont: Euh et ça c’était instinctif ou pour toi voilà c’était c’est du bon sens. C’est qu’est-ce qui t’a dit que tiens je préfère recruter plutôt que créer un ERP par exemple tu vois ?
Maud Paviet: Euh ça à ce moment-là, c’est plus du coup c’est plus mon boss qui m’a aiguillé sur les premières enfin quand j’ai posé un peu toutes les missions
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: qu’il y avait à faire sur cette phase de croissance, c’est un peu lui qui m’a aiguillé sur bah là la mission principale, ça va quand même être de recruter et de trouver quelqu’un pour téer l’opérationnel.
01:16:18
Maud Paviet: Euh donc j’ai eu enfin à l’époque, il m’a vraiment accompagné sur il m’a vraiment accompagné sur ce poste-là et du coup il m’a aidé à prioriser. Moi faut savoir que encore une fois j’avais jamais j’avais jamais managé d’équipe, j’avais jamais structuré de pôle, j’avais jamais donc pour moi, c’était un peu obscur, c’était un peu euh bah par quel bout on prend. Donc on a acté que le recrutement était la première étape. Donc on est on a commencé par ça. Et puis après l’idée c’était en parallèle de faire d’autres choses, donc de livrer les clients, de faire un peu de recrutement. derrière, ben on avait commencé à construire un peu le l’interface notion du coup avec la personne qui m’a accompagné à ce moment-là et puis du coup bah les missions grandissent petit à petit et puis après ça s’imbrique ça s’imbrique les unes dans les autres. Euh mais voilà,
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: après une fois qu’on a eu recruté et que les ben du coup que toi et les premiers premiers membres de l’équipe ont été en place, bah il a fallu que je crée les process.
01:17:08
Maud Paviet: Euh donc pendant la phase pendant la phase de formation de l’équipe euh et ben il a fallu que je fasse tous les process ou en tout cas de de enfin d’outil d’utilisation et cetera sur la prise en main pour que l’équipe soit setuppé correctement pour démarrer son travail. Donc bah là, ça a été euh je me souviens je me souviendrai toujours de cette journée-là. C’était un c’était un dimanche, je crois que tu commençais tes coachings le mardi. J’ai passé mon dimanche dans mon canap à rédiger tous les process, de prise en main euh de donner une un déroulé un déroulé de session pour voilà donner un peu les éléments principaux à aborder à tel moment pour que les enfin pour que les équipes enfin les les coachers aient assez de temps pour implémenter et prospecter et faire ce qu’ils ont à faire et cetera. Comment est-ce qu’il faut qu’on setup l’ensemble ? mais de laisser de la flexibilité parce que ça reste du coaching personnalisé, donc de naviguer entre des thématiques pour que tout le monde ben puisse avancer à son rythme mais et assez de temps pour faire ce qu’ils aient envie de faire. Et ça, je me souviens, j’étais dans mon canapé le dimanche, ça m’a pris la journée entière.
01:18:17
Maud Paviet: Je m’étais dit, je pense que j’ai et j’ai aussi aussi beaucoup et ça c’est un truc important, c’est que au début j’ai beaucoup sous-estimé le temps que me prenait chaque mission parce que ce dimanche-là quand j’ai commencé à boser,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: je me souviens c’était le matin, ça devait être 9h, j’étais là bon bah je pense qu’à midi 12h et demi j’ai terminé et dans la réalité des faits, j’ai arrêté de bosser, il était genre 22h le soir parce que c’était un impératif, il fallait que je termine pour que tu puisses démarrer correctement et puis j’aime bien commencer une mission et la terminer. Et du coup, ça m’avait pris un temps de dingue. Ça m’avait pris un temps de dingue parce qu’en plus tu le fais dans le souvenir, tu le fais sur ce que tu fais. Enfin, tu vois. Donc et ce jour-là, je me souviendrai toujours. C’est vraiment je me revois assis dans mon canapé avec mon ordi en train de tapoter là les tous les process de prise en main, de faire les looms, faire les les ripes, enfin les Ouais.
01:19:01
Maud Paviet: les enregistrements pour enfin aider et accélérer le process et faciliter la prise en main. C’était c’était drôle.
Pascal Dumont: Mais on sous-estime presque toujours euh le temps nécessaire pour accomplir une tâche. Euh très très souvent euh on va dire c’est bon ça me prend 5 minutes, ça t’en prend 10 ou ça t’en prend 15 en fait. Et là j’imagine tout ce que tu devais avoir à faire et dis oh bah ça ça
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: va ça va ça sera un peu plus long et cetera. Et le problème c’est que en vrai ça va s’accumuler et tu dis mais en fait non
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: c’est impossible je vraiment sous-estimé et euh et c’est mais je me souviens quand tu as dit bah c’est bon les process machin ça arrive tu auras tout mardi et et je me rappelle euh parce que moi en plus j’étais pas forcément familier avec Noion au début euh mais ceci dit les les process sont super bien aidés
Maud Paviet: M.
Pascal Dumont: parce que bah pareil quand on commence le coaching moi j’avais ma façon de coacher. il y a un cap à tenir mine de rien pour les pour les coacher parce que on les accompagne sur 3 mois.
01:20:08
Pascal Dumont: Euh donc il y a des choses à faire, des choses à valider avec eux et cetera, même si ça reste personnalisé qu’on a euh assez de flexibilité par rapport à ça. Euh mais au début et ben voilà, tu es tout le monde découvre un peu le un peu le truc quoi,
Maud Paviet: Hm.
Pascal Dumont: un peu le programme et et c’est hyper important d’avoir des process. J’ai jamais eu non plus beaucoup d’équipes, mais je me rends compte en fait que c’est hyper important euh parce que c’est un gain de
Maud Paviet: Ben le le process permet ça te permet aussi d’uniformiser
Pascal Dumont: temps. C’est un gain de temps pour tout le monde.
Maud Paviet: et ton équipe.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: C’est-à-dire que aujourd’hui tu enfin on est on est 10 dans l’équipe de coaching. Si on a pas de process, chacun fait à sa sauce et en fait il y a pas de il y a pas d’uniformité en fait dans ce qu’on est en train de faire. Donc l’idée du process, c’est effectivement de déjà de faciliter l’intégration de quelqu’un quand il arrive parce que du coup il y a une trame qui est définie pour de la formation pour que ce soit pour que ça se passe bien et pour que ça accélère sa prise de poste.
01:21:07
Maud Paviet: Mais c’est aussi surtout pour uniformiser ce qui se passe dans l’équipe. Parce que si je dis une connerie mais si le coach A dit un truc et le coach B dit un truc qui va à l’opposé complet du coach A, bah en fait si les élèves se retrouvent en session collective à échanger, ben on a un problème. Donc l’idée c’est que tout le monde soit sur la même sur la même philosophie, sur la même trame, sur le même déroulé, sur le même rythme avec des piliers, enfin nous on a des piliers importants à aborder pendant les 3 mois d’accompagnement qui qui peuvent être modulés un peu en fonction du besoin du coach. Euh là-dessus, on commence généralement par une simple qui est assez logique, mais ça reste à personnaliser. Donc on aborde euh différentes thématiques en fonction du besoin, mais il faut quand même que le conseil de fond soit le même pour tout le monde parce que sinon on se retrouve avec des trucs qui n’ont pas de sens. Et le process c’est ça.
Pascal Dumont: Hai
Maud Paviet: Le process c’est vraiment de se dire en fait le process possible ce que tu fais une fois possible x 10 x 15 x 20 sans que ta qualité et ta norme de base changent parce que tout le monde est sur le même sur le même référentiel.
01:22:11
Pascal Dumont: ouais, tout à fait.
Maud Paviet: Donc c’est vraiment le c’est un le process c’est un indispensable pour de la croissance. Je vois pas une boîte qui peut scaler ou se grossir sans process.
Pascal Dumont: Ouais
Maud Paviet: Pour moi, c’est
Pascal Dumont: ouais, je suis d’accord.
Maud Paviet: impensable.
Pascal Dumont: Je je suis d’accord avec toi. Et c’est vrai que moi quand j’avais les commerciaux euh et ben du coup j’avais mis en place des process en m’inspirant justement de de tout ce que j’avais découvert avec vous. Et et là maintenant si demain je change de commerciaux, il y a tout le process qui est déjà prêt, tu vois.
Maud Paviet: Ouais ouais ouais.
Pascal Dumont: Et ça c’est cool. p*****, c’est cool. C’est dire que la personne elle arrive, tu dis « Ben voilà, le process c’est comme ça. » Alors, c’est marrant, c’est que je viens de dire penser, j’y faisais quand quand j’étais prof de tennis, j’avais des initiateurs,
Maud Paviet: H
Pascal Dumont: j’avais 4 c initiateurs et en fait j’avais fait en je viens d’y repenser là inconsciemment, mais j’avais fait des process en fait.
01:23:06
Pascal Dumont: Mais après, c’est différent. Euh en le process en lui-même, il est c’est le même c’est le même principe mais c’était un peu moins un peu moins carré quand même.
Maud Paviet: ouais mais tu vois par exemple quand tu C’est quand tu fais du sport, enfin quand tu es dans le monde sportif, finalement tu vois les coachs, ils te font suivre un process. Tu commences par un échauffement, tu fais ta séance,
Pascal Dumont: Ouais
Maud Paviet: tu finis par un étirement. Alors c’est très c’est basique mais c’est un process.
Pascal Dumont: ouais.
Maud Paviet: Enfin et tous les sportifs font la même chose parce que tu tu t’échauffes parce que tu tu
Pascal Dumont: Et même la programmation, la planification euh j’en ai montré.
Maud Paviet: réveilles tes muscles,
Pascal Dumont: C’est vrai.
Maud Paviet: tu fais ta séance, tu t’étires pour pas avoir de courbature.
Pascal Dumont: Hm. Bien
Maud Paviet: Enfin voilà, globalement ton process de séance, c’est toujours le même, tu vois.
Pascal Dumont: sûr.
Maud Paviet: Euh et on a rarement vu des euh enfin que ça existe, mais on a rarement vu des sportifs, tu vois, s’étirer, s’échauffer et faire leur séance, tu vois,
01:23:50
Pascal Dumont: Ah si si,
Maud Paviet: ou alors euh ou tu vois ou de faire ta de faire ta séance et puis ton
Pascal Dumont: il y en a qui font des étirements avant la séance.
Maud Paviet: échauffement après, tu vois,
Pascal Dumont: Ouais. Ouais.
Maud Paviet: ça a pas de sens.
Pascal Dumont: Non mais ouais. Non, c’est ça. Allez les gars,
Maud Paviet: Donc c’est de trouver le voilà,
Pascal Dumont: on fait des sprints. On fait des sprint,
Maud Paviet: tu vois,
Pascal Dumont: on est pas échauffé.
Maud Paviet: c’est de trouver le c’est de c’est de trouver la structure qui va permettre la performance,
Pascal Dumont: Ouais, tout à fait.
Maud Paviet: la croissance et je pense que ça reste indispensable. Et ça c’est un vrai truc pour le coup qui m’a permis de me libérer du temps derrière parce que c’est un truc qui
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: dans les 4 mois ont été énormes en terme de timing et de temps parce que ça m’a pris un temps de dingue de construire tout ça, de faire les de faire les looms, de faire de enfin tu vois de faire les process de recruter et cetera. Mais une fois que c’est fait, une fois que tu connais ton process,
01:24:24
Pascal Dumont: Ha.
Maud Paviet: euh que tu sais ce que tu as à faire, bah en fait c’est fait. Donc la fois d’après, tu as juste à reprendre tes fiches, faire le dérouler, tu vois. Genre typiquement aujourd’hui euh voilà, on a une équipe qui est qui est bien constituée, qui qui donc pour l’instant on n pas de on n pas de nouveau recrutement qui est prévu à court terme euh parce qu’on a assez de capacité d’absorption. Donc ça c’est très très cool. On a anticipé beaucoup donc ça c’est chouette. Mais demain, si je dois recruter quelqu’un, typiquement je sais ce que j’ai à faire. Par exemple, c’est j’ai une fiche sur intégration d’une nouvelle personne dans l’équipe. Bah faire sa signature de mail,
Pascal Dumont: Hai
Maud Paviet: créer ses accès, faire c, faire ça. Et je connais en fait toutes les missions que j’ai à faire pour la personne avant de la former. Dans le process de formation, je sais ce que j’ai à faire. J’ai par exemple, bah nous voilà, on fait beaucoup de roleplay quand on quand on est en phase de formation.
01:25:13
Maud Paviet: J’ai des scripts de roleplay qui sont prêts, des sessions de formation qui sont déjà prêtes. Euh et tout ça c’est fait. Et ça c’est un taf qui a été fait une fois qui va évoluer aussi avec le temps, avec les nouveaux recrutements,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: les nouvelles personnes qui rentreront. On optimise toujours, on ajuste. Mais versus le temps que ça m’a demandé de le construire et de le concevoir à l’époque, ça va être minime.
Pascal Dumont: Nej.
Maud Paviet: Peut-être que j’ai mis 2 jours à tout faire à l’époque et peut-être que aujourd’hui ça me demandera peut-être une demi-heure ou une heure d’optimisation parce que du coup on fait juste de l’ajustement.
Pascal Dumont: H
Maud Paviet: Donc c’est un gros taf mais qui derrière permet tellement de flexibilité et de euh bah de sérénité que ça vaut le coup de le faire.
Pascal Dumont: ouais, bien sûr,
Maud Paviet: Ça vaut le coup de le
Pascal Dumont: je suis 100 % 100 % d’accord avec toi et euh et comme tu dis,
Maud Paviet: faire.
Pascal Dumont: un derrière, ça libère vraiment du temps.
01:25:55
Pascal Dumont: Euh donc ça c’est Ouais. hyper hyper important. Ben, ça fait partie hein de de du gain de temps euh quand on lance sa boîte. Et tu as raison, notez tout. Mais vraiment notez tout ce que vous devez faire. Euh parce que si c’est des tâches qui reviennent régulièrement, si à chaque fois vous êtes obligé d’aller dans un ongle et chercher un dossier, chercher un machin,
Maud Paviet: H
Pascal Dumont: ah merde, qu’est-ce que je dois faire déjà ? C’est mort. vous perdez du temps. Et le fait que bah quand tu dis toi faire la signature de mail, les accès les machins, c’est des petites tâches de merde ça. Mais au moins elles sont notées et toi derrière tu as juste à suivre et ça va super vite. Et ça c’est vraiment un truc que je vra enfin c’est même pas un truc,
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: c’est quelque chose que vous devez faire. Absolument. Notez euh toutes les tâches que vous devez faire pour chaque process. Euh tu dois faire un site internet. Qu’est-ce que tu dois faire dans ton site internet ? Tu as un rendez-vous client ? Qu’est-ce que tu dois préparer pour ton rendez-vous de client ?
01:26:50
Pascal Dumont: tu as de la prospection à faire, qu’est-ce que tu dois préparer pour ta prospection et cetera ? Même moi, je fais même ça pour mes listes quand je pars en vacances,
Maud Paviet: H
Pascal Dumont: on a un van et bah j’ai toute la liste j’ai la liste de van l’hiver, la liste de vanne l’été et puis ben OK, j’ai pris ça,
Maud Paviet: ouais.
Pascal Dumont: j’ai pris ça, OK. Bah ouais mais parce que plutôt que chercher et sépuser à dire attends on a bien tout pris là tu as juste la liste que tu as pris du temps à faire au début ok ça t’a pris un certain temps mais derrière p***** tu déroules vachement et ça t’enlève aussi une charge mentale mine de ça t’enlève une charge mentale par
Maud Paviet: Ouais,
Pascal Dumont: rapport par rapport à tout ça et ouais non non non très très cool donc là on a vu que tu
Maud Paviet: clairement.
Pascal Dumont: priorises en fonction de ce qui est le plus important à l’instant euh et ensuite ben j’imagine que les autres tâches c’est pareil Ben la tâche numéro 2,
Maud Paviet: Ouais,
Pascal Dumont: tâche numéro 3 euh et cetera dans une certaine logique quelque part d’un d’un déroulé
01:27:35
Maud Paviet: c’est ça.
Pascal Dumont: de de l’évolution quoi tout simplement.
Maud Paviet: Oui.
Pascal Dumont: Comme tu disais en sport, on va pas commencer des sprints si on a pas fait d’échauffement quoi.
Maud Paviet: Ouais,
Pascal Dumont: Voilà. OK.
Maud Paviet: c’est ça.
Pascal Dumont: Euh ensuite tu écris tous tes process avec chaque ce que tu dois faire et
Maud Paviet: Ouais, c’est
Pascal Dumont: cetera.
Maud Paviet: ça.
Pascal Dumont: Euh OK, ça c’est très cool et ça ça te permet aujourd’hui d’être beaucoup plus
Maud Paviet: Ouais, carrément. Et aujourd’hui,
Pascal Dumont: sereine.
Maud Paviet: j’ai beaucoup changé ma façon de travailler aussi. Euh enfin, ça fait J’y pense parce que tu as parlé d’avoir plein d’onglets ouverts. Je pense qu’il y a un truc qu’il faut qu’on garde tous en tête. On n’est pas fait pour le multitasking.
Pascal Dumont: Non,
Maud Paviet: On est on n’est pas fait pour le multitasking et on a beau se dire euh moi je suis hyper
Pascal Dumont: jamais.
Maud Paviet: productive, c’est génial, j’arrive à faire trois choses en même temps, j’arrive à écouter, j’arrive à répondre,
01:28:24
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: j’arrive à faire si. C’est faux. C’est faux parce que à partir du moment où on fait deux choses en même temps,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: il y a une forcément une des tâches qui est moins faite correctement que l’autre et c’est un épuisement mental assez hallucinant. Moi, je m’en suis rendu compte quand j’ai arrêté de faire du multitasking et de faire vraiment des enfin des monotes euh des Ouais, c’est ça. des monotage que j’étais vachement plus productive,
Pascal Dumont: H bien sûr.
Maud Paviet: vachement plus efficiente que de changer de tâche toutes les 5 secondes parce qu’on met tellement de temps à se reconcentrer dans une tâche que bah en fait du coup c’est une perte de temps énorme. Donc aujourd’hui et ça c’est un truc que j’ai essayé que j’essaie de faire aussi. J’essaie de couper. Enfin, moi je travaille sans notification depuis déjà 1 an et demi, 2 ans pour plus être dérangé par les notifications parce que il y a rien de pire pendant pendant qu’on est en train de
Pascal Dumont: Bien.
Maud Paviet: faire un truc d’avoir la notification de « Est-ce que tu amènes la tarte à la serie ce weekend ? » Euh,
01:29:20
Maud Paviet: on s’en fout,
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: ça va pas être là. Ça a pas lieu d’être là maintenant tout de suite, c’est pas pertinent. Donc quand on est en mode boulot, moi j’ai la vente, enfin je suis je suis sur Apple, enfin sur iPhone, sur Mac, donc j’ai l’écosystème et j’avoue que aujourd’hui j’aurais du mal à revenir en arrière, mais j’ai des tendes, j’ai des des modes programmés pour le travail, des modes programmés pour le le temps perso. Aujourd’hui, je vis sans notification depuis 2 ans. C’est-à-dire que les seules personnes qui sont autorisées à me contacter, c’est mes parents, mes grands-parents. quand je suis en mode travail, certaines applis parce que je bosse avec et sinon je suis injoignable pour le monde entier.
Pascal Dumont: H
Maud Paviet: Mes potes quand on doit se faire une soirée ou quoi que ce soit qui m’appelle, il me trouve insupportable parce que je réponds jamais. Mais je me suis libérée d’une charge mentale de malade depuis que je n’ai plus de notification. Je décide d’aller chercher mes notifications sur Instagram,
01:30:01
Pascal Dumont: Ouais,
Maud Paviet: sur WhatsApp, mais c’est de mon propre chef, donc j’y vais quand je veux. Si je passe 6h à pas répondre, bah c’est que je suis pas dispo pendant 6h et j’ai pas besoin de ça.
Pascal Dumont: mais tu as Ouais,
Maud Paviet: Et ça
Pascal Dumont: c’est mais c’est génial. C’est très très bien la notif. Supprimer le notif.
Maud Paviet: c’est
Pascal Dumont: p*****, c’est Ouais, c’est comme toi. Moi, j’ai j’ai juste mes enfants, ma femme qui peuvent me joindre et mes parents éventuellement. Euh et c’est tout. Euh sinon, je suis en mode et puis des fois, j’oublie de l’enlever, tu sais le mode le mode boulot,
Maud Paviet: H C’est ça.
Pascal Dumont: j’oublie de l’enlever puis du coup de la soirée, tu es pas gêné, tu es pas dérangé, tu es tranquille.
Maud Paviet: Donc après je je comprends qu’il y a des moments où c’est pas où c’est pas facile. par exemple, ben demain, on est je sais pas, on est on est commercial, on a beaucoup de gens qui nous appellent, vous êtes à votre compte, vous avez des clients qui vous appellent et cetera.
01:30:44
Pascal Dumont: Oui.
Maud Paviet: Bah, je peux concevoir qu’on peut pas être sans notification au quotidien parce que ça nécessite de le faire. Maintenant, posez-vous la question de savoir est-ce que vos clients peuvent pas attendre 1 heure ou 2 heures que vous ne répondiez pas. Demain, vous êtes pas commercial, vous avez une session de bah une session de phoning à faire par exemple. Et ben pendant cette session de phoning, coupez votre téléphone et vos notifications pendant 1 heure et faites que vos appels parce que vous savez que vous avez que ça à faire mais parce que ça va être trop
Pascal Dumont: H
Maud Paviet: facile. Ah ben, j’ai pas fait mon phoning parce que du coup j’ai eu quatre appels clients en même temps. C’était trop compliqué à gérer.
Pascal Dumont: C’est
Maud Paviet: Ouais, c’était trop compliqué à gérer. Mais ton client que tu l’ai eu au téléphone là maintenant ou dans une heure,
Pascal Dumont: ça.
Maud Paviet: je pense que ça change pas drastiquement à la phase de la terre. Et admettons, je sais pas, il se passerait un truc plus grave et cetera. Est-ce que ton client, tu lui aurais répondu ou pas ?
01:31:28
Maud Paviet: La réponse est sûrement non. Donc ton client peut attendre 1
Pascal Dumont: Et exactement et ce qui est marrant parce que j’ai pas mal formé de mandataires immobilier sur la gestion du
Maud Paviet: heure.
Pascal Dumont: temps et c’était ça. Ouais mais le client je fais ouais mais quand vous êtes en rendez-vous notaire en signature quelqu’un quelqu’un
Maud Paviet: Hm hm. Très bon
Pascal Dumont: vous appelle vous décrochez pas.
Maud Paviet: exemple.
Pascal Dumont: Ah bah non. Et ben là quand vous faites une session de de vous remplissez un avis de valeur ou n’importe quoi, pourquoi vous décrocherez à ce moment ? Vous décrocheriez à ce moment-là ? Mettez le temps votre rendez-vous notaire au même niveau que une tâche que vous faites qui est importante et le client il attend que vous ayez fini.
Maud Paviet: Hm hm.
Pascal Dumont: Ça se trouve il a pas à savoir si vous êtes en rendez-vous notaire ou pas. vous décrochez pas, c’est que vous n’êtes pas disponible, c’est que vous faites quelque chose.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Donc pourquoi vous décrochez pas quand c’est chez le notaire, mais par contre vous vous autorisez à décrocher quand vous faites un avis de valeur ou quand vous faites un truc euh et
01:32:22
Maud Paviet: parce qu’on a l’impression que c’est justifié.
Pascal Dumont: ouais, c’est
Maud Paviet: On a l’impression que quand on est en rendez-vous clientèle, c’est justifié alors que quand on n’est pas en rendez-vous clientèle,
Pascal Dumont: ça,
Maud Paviet: c’est pas justifié. Mais le fait de changer de tâche, ça fait que vous allez mettre ben if 2 3h à remplir une fiche que vous auriez mis un quart d’heure à remplir sous prétexte que vous êtes fait
Pascal Dumont: c’est ça.
Maud Paviet: déranger toutes les 5 minutes.
Pascal Dumont: Voilà.
Maud Paviet: Et ça c’est un truc enfin j’ai envie de dire même quand on est salarié en soit,
Pascal Dumont: Oui, tout à fait. C’est
Maud Paviet: je trouve que c’est pertinent mais en tant qu’entrepreneur ce qu’on cherche c’est pas l’eff c’est pas
Pascal Dumont: pareil.
Maud Paviet: l’efficacité c’est l’efficience. Quand vous êtes entrepreneur, ce que vous cherchez à faire,
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: c’est travailler moins pour gagner plus ou en tout cas travailler enfin faire plus de plus dans vos missions quotidiennes euh dans un minimum de temps et personne vous pousse à être derrière votre bureau de 8h à 17h comme vous auriez pu l’être dans le salariat de manière classique.
01:33:12
Maud Paviet: Surtout si c’est pour scroller sur Instagram ou réécrire à vos potes sur la prochaine soirée, le prochain barbuck.
Pascal Dumont: H
Maud Paviet: Donc bossez 3h par jour, mais faites-le de façon hyper efficace, hyper efficiente et libérez-vous du temps derrière. Et même quand on est salarié, je pense que c’est un truc qu’on peut faire. Alors après, bah faut combler, faut aussi euh faire autrement et après on est on est rémunéré aussi sur un volume horaire. Mais vous pouvez aussi ben trouver une certaine efficacité, une certaine efficience et après ça peut aussi amener à plein de choses. Demain, votre boss, il voit que vous êtes super efficace, super efficient dans votre boulot. Peut-être qu’il vous confiera d’autres missions, d’autres responsabilités, plus de salaire, plus de revenus.
Pascal Dumont: Bien sûr.
Maud Paviet: euh une évolution de poste, euh une implication différente, enfin voilà, ça peut être plein de choses. Donc il faut trouver un équilibre euh mais en tant qu’entrepreneur, ce que vous allez regarder aussi, c’est vraiment votre efficacité. Et je sais que beaucoup se rassurent en mode je suis derrière mon ordi de 8h à 18h, j’ai fait ma journée taf, c’est bien, c’est ce que j’ai fait, c’est pas ce qu’on attend de vous.
01:34:07
Maud Paviet: Enfin, c’est pas ce que vous devez attendre de vous en tant qu’entrepreneur.
Pascal Dumont: Non.
Maud Paviet: Et en tant qu’entrepreneur, ce que vous devez attendre de vous, c’est qu’est-ce que je peux faire pour ce que j’ai fait en 8h aujourd’hui, le faire en 4 demain pour peut-être faire le double de ce que j’ai fait aujourd’hui et aller chercher deux fois plus que ce que je
Pascal Dumont: Ouais, c’est ça. C’est mais c’est exactement ça. C’est vraiment l’efficience.
Maud Paviet: fais.
Pascal Dumont: Et euh au tout début, je disais que voilà, on a l’impression des fois il y en a ils disent « Ah, j’ai charbonné, j’ai charbonné mais tuas tu as charbonné sur des taches qui sont pas efficace quoi. »
Maud Paviet: Non, c’est pas efficace ton bouton. Et il y a un truc en tant qu’entrepreneur et ça c’est aussi un truc que j’essaie sur lequel j’essaie de bosser. C’est qu’encore pas c’est encore pas réglé aujourd’hui mais tout n’est jamais parfait. Moi je suis quelqu’un de très perfectionniste.
01:34:44
Maud Paviet: J’ai toujours envie que tout soit fait à la perfection que ce soit parfait que le rendu soit génial qu’ ait pas le moindre problème qui ait pas le moindre le moindre petit accro que ce soit vraiment quali hyper carré et que les gens soient ultra satisfaits. Ce sera jamais parfait. perfection, enfin le mieux et l’ennemi du bien. Ça c’est un truc qu’on m’a souvent qu’on m’a souvent répéter.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Et la question c’est est-ce que le niveau d’exigence que vous vous mettez avec vous-même, est-ce que vos clients vont vraiment s’en rendre compte ? Je vous donne un exemple. Nous, on accompagne beaucoup par exemple de gens qui font de la création de site web. Si ton bouton, il est décalé de un pixel sur la droite et pas d’un pixel sur la gauche, personne s’en rendra compte, tout le monde s’en fout. vraiment viser le 2080, le 20 % des actions qui vous apportera 80 % de votre résultat. Et quand vous êtes bien cette pé que tout est bien en place, que tout est bien posé, que la structure tient la route, allez chercher les 80 % qui restent pour les 20 % de finition.
01:35:37
Maud Paviet: Mais c’est pas pertinent. C’est comme un sportif qui va aller à la salle travailler les 20 % de muscles de finition dont tout le monde s’en fout qui servent à rien. Travailleer d’abord les 20 % de muscles qui vous apporteront 80 % de votre shape et aller chercher les 20 % restants quand vous avez déjà une base et une structure corporelle qui va vous permettre d’aller chercher de la finition qui va être pertinente pas au début.
Pascal Dumont: H et et c’est pour ça qu’on dit souvent par exemple dans le sport, c’est travailler vos points forts avant de travailler les faiblesses pour justement euh maximiser ça.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Et une fois que vous avez à certains OK, là vous allez pouvoir commencer à travailler sur les 20 % de faiblesse entre guillemets faiblesse. Euh ouais. Non,
Maud Paviet: H
Pascal Dumont: tout à fait, tout à fait. Et c’est hyper intéressant, hyper pertinent de d’avoir cette perception là et c’est un état d’esprit de l’avoir euh parce que bon, il y a les voilà,
Maud Paviet: mais ça se travaille.
Pascal Dumont: ça se travaille ces fameux drivers maintenant ceux ceux qui écoutent le podcast commencent à connaître le soit parfait, le soit fort, euh le fait plaisir et cetera et cetera.
01:36:36
Pascal Dumont: Euh très souvent, ça vient un petit peu saboter notre euh notre gestion du temps,
Maud Paviet: Hm.
Pascal Dumont: notre organisation. Euh par rapport à ça, justement, cette truc perfectionniste, est-ce qu’il t’arrive volontairement de dire « OK, je laisse tomber cette tâche-là parce que finalement c’est pas si important que ça et si oui, comment est-ce que qu’est-ce qui te fait dire que ce choix là il est pas si important et tu laisses tomber la tâche ou éventuellement tu la reportes mais plus tard ?
Maud Paviet: En général, ce que je fais aujourd’hui et j’ai appris à demander aussi l’is. C’est un truc que je faisais pas avant parce que j’étais pas j’acceptais pas trop l’aide des autres autour de moi. C’était un peu en mode euh j’ai pas envie de déranger et c’est à moi qu’on a confié la mission donc il faut pas que j’aille
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: déranger quelqu’un d’autre parce que c’est pas mon c’est pas son job. Euh aujourd’hui je le fais plus. C’est-à-dire que aujourd’hui, je vais faire une V1 souvent version brute.
01:37:31
Maud Paviet: Voilà, on voit ce que ça donne. Je la fais regarder à une ou deux personnes autour de moi. Si généralement je prends les petits retours qu’il y a à faire et souvent c’est du détail ah bah tiens, j’aurais peut-être changé c ou j’aurais peut-être changé ça ou peut-être que le fond peut être reformulé, voilà ou peut-être qu’on peut faire ça différemment et cetera. Mais si j’ai pas de gros retours constru enfin d’énormes trucs à changer, je me dis « OK, ça tient la route,
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: on fait des petites finitions que les gens m’ont dit parce que du coup on améliore et je prends les air autour et c’est cool.
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: Mais du coup je fais ça c’est tout et je vais pas refaire le fond. » Alors que si j’avais été toute seule et je trouve que ça c’est un truc c’est que plus on bose sur la même tâche au début on va se dire « Ah c’est bien pu on va leur lire une fois, deux fois trois fois quatre fois à la 10e fois c’est de la merde vraiment c’est le constat. p*****, je l’ai lu 10 fois.
01:38:21
Maud Paviet: Ce que j’ai fait, c’est de la merde. Genre, il y a rien qui va. Allez, hop, on écrase et on recommence. Et en fait, c’est quand on est dans cette spirale là de lire, lire, relire, relire, relire, relire, relire, refaire, refaire,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: refaire, bah à la fin c’est « Ah non, ça c’est de la merde. On prend la feuille, on la jette et puis on recommence et on vient de perdre 4 heures. » Alors que si on fait une V1, on sollicite une, deux personnes, tiens, qu’est-ce que tu en penses ? Qu’est-ce que tu fais ? Moi, typiquement sur mon projet perso, j’ai besoin d’avoir des enfin je fais la construction de ce que j’ai à faire. Je demande des retours. Si on me dit c’est bien, OK, ah bah tiens, je ferai peut-être plus ça, plus ça, puis ça serait bien d’ajouter ça. OK, je retravaille. Mais je vais pas aller chercher à refaire 50000 fois le même truc euh parce que c’est enfin c’est pas pertinent.
01:39:04
Maud Paviet: Et je pense que c’est aussi enfin c’est un défaut qui peut des fois me servir, c’est que je suis perfectionniste mais je suis pas enfin je je suis encore en train d’acquérir la compétence de la persévérance. C’est-à-dire que quand j’ai fait mon truc, moi je suis plus des fois je fonctionne beaucoup en sprint et pas forcément en marathon. Quand j’ai fait mon sprint,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: je suis fatiguée à la fin. Donc s’il faut que je me remette dans une pile, va falloir me repousser un peu. Euh mais quand j’ai fini mon sprite, si tu me dis que ça va et que c’est OK, je vais me contenter de ça et ça va être OK. Si par contre tu me dis que c’est nul, bah je me remets un coup de pied aux fesses et je refais un autre sprint. Euh et du coup c’est c’est un truc qui peut m’aider à faire vraiment mon 2080
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: parfois.
Pascal Dumont: Et quand tu demandes les des conseils, des avis sur ce genre de de tâche, euh tu demandes à des sachants ou tu demandes à des personnes qui qui ne connaissent pas le sujet sur lequel tu demandes un
01:40:03
Maud Paviet: Ça va dépendre de la Ça va dépendre de la de la tâche en question.
Pascal Dumont: avis.
Maud Paviet: Euh, typiquement, ben sur mon sur mon projet personnel, j’avais une page produit à créer et j’ai demandé à une personne qui est plutôt côté marketing, côté sachant du coup d’avoir un retour constructif, qu’est-ce qu’il en pense ?
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: Et du coup plutôt à une autre personne qui est côté cible, euh personne que je vise.
Pascal Dumont: OK,
Maud Paviet: Qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que ça te convainc ? Est-ce que tu aimes bien ? Est-ce que ça te paraît cohérent ? Est-ce que c’est OK ?
Pascal Dumont: génial.
Maud Paviet: Ouais. Ouais, ça me paraît bien, ça me donne envie, c’est cool, c’est sympa, c’est Ouais. OK. Non, moi ça me va, j’auraiis envie, c’est super. OK. Donc je demande je demande j’essaie de demander aux deux parties. Euh après quand ça va plutôt être des questions par exemple de valider un recrutement,
01:40:42
Pascal Dumont: Parfait.
Maud Paviet: de valider ce genre de choses, je demande toujours à quelqu’un par exemple en sachant parce que du coup c’est une compétence, c’est la compétence technique que je vais rechercher. Ça dépend vraiment en fait de ce que je recherche à l’instant. Est-ce que je veux une compétence technique ou est-ce que je veux une compétence marchée ? Et du coup après ben je fais un croisé entre les
Pascal Dumont: OK. Hyper intéressant.
Maud Paviet: deux.
Pascal Dumont: tu vas pas demander euh à quelqu’un qui est ni dans ta cible ni euh non sachant
Maud Paviet: Non non parce que ça a pas ça a pas d’intérêt mais c’est
Pascal Dumont: entre guillemets. Voilà.
Maud Paviet: comme et ça c’est un truc aussi pour les gens qui nous écoutent les gens adorent donner des conseils. Euh les gens adorent donner des conseils surtout sur ce qui maîtrise pas et sur ce qu’il pensent qui est bien et cetera.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Je sais pas demain vous avez envie de faire de l’investissement immobilier. elle est pas écoutée. Je sais pas, votre pote qui investit que en bourse ou en crypto, vous expliquez que l’immobilier c’est de la merde.
01:41:33
Pascal Dumont: qui a jamais investi
Maud Paviet: Euh, qui a jamais investi dedans, bah parce qu’en fait il en sait rien. Il a son prisme à lui. Il a sa réalité et les gens adorent donner leur avis sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Euh notamment aussi quand on est entrepreneur, les gens qui sont salariés qui adorent donner leur avis sur l’entrepreneuriat euh avec leur prisme et leur réalité à eux, bah en fait prenez et ça c’est un peu c’est un truc qu’il faut essayer de faire et ça met du temps hein.
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: Aujourd’hui, on parle de ça sur ce post enfin sur sur le podcast mais ça fait 4 ans moi que je suis dans dans la structure dans laquelle je suis, ça fait 4 ans que je travaille sur moi, que je travaille sur comment faire et cetera. Donc c’est pas un truc qui se laquer du jour au lendemain comme ça. Je fais aussi beaucoup de travail à titre personnel. avec des médecines un peu douces alternatives pour m’aider justement à évoluer en tant que personne aussi. Donc c’est vraiment un chemin qui se fait sur la durée et ça prend pas 2 semaines, ça prend pas 2 jours, ça prend plutôt 2 ans généralement de travailler sur tout ça, mais c’est génial et c’est il faut apprécier aussi le process par lequel ça passe.
01:42:29
Maud Paviet: Euh mais la vie enfin il faut prendre des autres ceux sur quoi vous estimez qu’ils sont pertinents pour vous donner un jugement et un regard.
Pascal Dumont: Ouais,
Maud Paviet: Euh c’est et ça c’est un truc qui se caractérise beaucoup et tu pourras peut-être le confirmer sur la parentalité.
Pascal Dumont: d’accord.
Maud Paviet: Quand tu deviens parent, les gens adorent te donner leur avis sur comment tu devrais nourrir tes gosses, comment tu devrais éduquer tes gosses, qu’est-ce que tu devrais dire à tes gosses ? Et tes gosses, ils regardent la télé alors qu’ils ont même pas 3 ans. Oui. Bah écoute, moi ils sont pénibles donc oui, ils regardent un dessin animé. Et en fait, les gens adorent donner leur avis alors dans des situations qu’ils ont potentiellement pas connu. Et en fait, vous ce qui est important c’est prenez des autres ce qui vous paraît important,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: ce qu’ils ont vécu. Prenez leur expérience en considération et en écoute par leur opinion et fondé ou non fondé selon leur prisme à eux si ça ne vous apporte rien et vous laissez pas polluer par des avis qui ne sont pas fondés ou concrets ou qui vous apporteront concrètement quelque chose.
01:43:21
Pascal Dumont: Ouais, 100 % d’accord avec toi et euh bah pour les enfants, mais on revient vraiment à ça, c’est ça ser rien d’avoir des Moi au départ, j’étais plein de principes un peu dogmatiques sur l’éducation et cetera, mais en fait bah quand tu es tu apprends pas à être parent, c’estàdire que bon voilà OK. Euh si j’ai peut-être quelques skills en en psychologie et cetera, mais c’est tes enfants et euh bah au départ tu dis bah tiens, jamais ils auront d’écran. Finalement, bah ils ont quand même un peu d’écran, beaucoup plus que ce que toi tu aurais aimé qu’il lisait quoi. Mais voilà et tu fais un peu comme comme tu peux. Et j’ai j’ai moi j’ai aussi des amis, ils avaient des principes et cetera, les enfants, les machins et en fait non, les principes ils volent très très vite en éclatant que tu as pas vécu euh la parentalité pour le coup. Et c’est vrai que moi je me suis jamais donné amusé à donner un conseil aux parents et jamais je le ferai.
Maud Paviet: Hm.
Pascal Dumont: Chacun fait bien comme il veut, comme il peut par rapport à ça. Et juste pour comme tu dis, il y a les gens ils adorent donner leur avis.
01:44:22
Pascal Dumont: Il y a j’ai plus l’étude en tête, mais il y a je crois qu’il y a plus de 80 % des personnes qui pensent qu’ils sont capables de faire atterrir un avion. Tu imagines ? Et là-dedans, il y a des mecs,
Maud Paviet: Bah oui,
Pascal Dumont: je crois qu’il y a il y a il y a un gros pourcentage de mecs qui se sentent capable de faire atterrir.
Maud Paviet: vous avez peut-être un ego un peu plus surdimensionné que celui de la femme.
Pascal Dumont: Voilà. Alors que sans déconner, il y a quand même des choses à savoir, tu vois.
Maud Paviet: Ouais, bien
Pascal Dumont: Euh mais j’ai plus l’étude, vous je la mettrai peut-être en lien si je la retrouve.
Maud Paviet: sûr.
Pascal Dumont: Et c’est c’est fascinant de se sentir capable de faire des choses qu’on ne connaît pas.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Et ça voilà mais ça on on on l’a tous les jours et c’est pour ça que je te demandais vraiment si à qui tu demandais les avis. C’estàd que moi j’ai toujours cette phrase un peu je sais plus si c’est je pense pas que ce soit moi qui l’ai inventé mais j’ai dû l’entendre quelque part qui disait tu demandes pas à un pauvre comment il riche.
01:45:13
Pascal Dumont: Tu vois ?
Maud Paviet: Oui.
Pascal Dumont: Bah c’est c’est un peu ça quoi.
Maud Paviet: Ouais, carrément.
Pascal Dumont: Tu vas pas demander à quelqu’un qui a jamais monté sa boîte,
Maud Paviet: Carrément.
Pascal Dumont: comment tu fais ? Qu’est-ce que tu en penses ? On s’en fout. Va demander à quelqu’un qu’il a déjà
Maud Paviet: Non, c’est clair,
Pascal Dumont: monté.
Maud Paviet: c’est clair. Et c’est comme un peu ça, c’est aussi un truc qu’on m’a beaucoup dit et qui raisonne aussi et que et que j’essaie de de mettre en place d’un pendu professionnel. Vous êtes la moyenne des cinq personnes qui vous entourent. C’est-à-dire que ben pour ceux qui ont envie de faire par exemple ceux qui sont entrepreneurs qui ont envie de faire j’en sais rien
Pascal Dumont: M.
Maud Paviet: moi 10 15 20 100000 par mois 1 million par an 2 million peu importe entourez-vous de gens qui font la même chose ou qui font plus que vous et ça vous permettra aussi d’aller chercher ça parce que vous allez être dans une dynamique dans un écosystème avec des façons de faire euh qui vont vous amener à aller chercher ce que vous voulez.
01:46:05
Maud Paviet: Euh c’est pareil, il y a la phrase qui dit euh « Côtoie un millionnaire, tu seras millionnaire toi aussi. » Enfin voilà.
Pascal Dumont: Eh
Maud Paviet: Et en fait, c’est que les gens vous allez côtoyer, les gens avec qui vous allez discuter, avec qui vous allez échanger, vont aussi vous amener vers là où vous avez envie d’aller. Euh et ça c’est hyper important. L’idée, c’est pas de renier non plus les les personnes avec qui vous êtes aujourd’hui.
Pascal Dumont: Ben non, pas du tout.
Maud Paviet: Pas du tout. gardez votre entourage parce qu’il est là, parce que vous l’adorez,
Pascal Dumont: H
Maud Paviet: parce que vous l’aimez, mais dans un point de vue professionnel, entourez-vous de gens euh qui vous amène là où vous avez envie d’aller. Et n’ayez pas peur, n’ayez pas peur de vos ambitions,
Pascal Dumont: ouais.
Maud Paviet: n’ayez pas peur d’aller chercher ce que vous avez intrinsèquement envie d’aller chercher, mais soyez prêt à faire les sacrifices que ça vous demande et soyez cohérent entre ce que vous voulez et ce que
Pascal Dumont: Qu’est-ce que vous faites ?
01:46:48
Maud Paviet: vous faites.
Pascal Dumont: On est d’accord.
Maud Paviet: Parce que le problème souvent il est là,
Pascal Dumont: On est d’accord.
Maud Paviet: c’est que on a toujours plein d’ambitions mais on n’est pas prêt à faire les sacrifices ou à mettre en place les choses qu’il faut pour. Et il y a on a tous des bonnes excuses pour pas le faire. On a toujours une bonne excuse. Il y a toujours un truc légitime ou pas légitime mais en tout cas qui nous rassure.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: J’ai pas pu aller faire ça parce que ma voiture est tombée en panne. Ah mais il y avait ma femme, il y avait mes enfants, il y avait c il y avait ça. On peut toujours faire autrement. On peut toujours faire différemment. Et si aujourd’hui votre boîte c’est la priorité absolue ou si la je sais pas le sport c’est votre priorité absolue ou si votre votre famille c’est la priorité absolue, vous saurez faire ce qu’il faut pour passer ça en priorité mais juste soyez cohérent et ça c’est un truc qui j’avoue aujourd’hui peut des fois m’agaque de cohérence entre les ambitions des gens qu’on accompagne et leurs actions au quotidien
01:47:39
Pascal Dumont: Ouais. Et les actions au quotidien. Tout à fait.
Maud Paviet: et ça c’est un truc qui peut profondément des fois m’aga agac parce que il y a trop ce truc de c’est facile de faire ça, ça va pas me demander beaucoup de temps et en fait ah bah la réalité c’est dur donc j’y vais pas. Bah en fait non, quand tu te lances là-dedans et après je peux comprendre moi j’ai longtemps été comme ça aussi et la persévérance a pas été une compétence que j’avais au départ et c’est un truc que j’acqu avec le temps à force de bosser dessus. Mais il faut être cohérent. Et après, j’ai de la chance d’avoir dans mon entourage des gens qui se gênent pas pour me cartonner quand je fais pas ce qu’il faut et pour me rappeler que là ben ma grande, tu veux faire ça ? Bah va falloir que tu ailles et c’est pas en restant dans ton cadaup que tu vas y arriver. Euh donc j’ai la chance d’avoir un entourage qui est bienveillant mais qui me secoue un peu parce que du coup c’est ça me rappelle aussi où est-ce que j’ai envie d’aller mais parce que je me suis aussi entouré de gens qui sont comme ça pour me pousser et je sais de qui j’attends
01:48:34
Pascal Dumont: Bien sûr.
Maud Paviet: ça et de qui je ne l’attends pas.
Pascal Dumont: OK, c’est parfaitement clair. C’est c’est très très cool. Je vois le temps qui passe et je me dis on va aussi passer sur juste au niveau de la gestion de la pression de ton énergie et cetera.
Maud Paviet: M.
Pascal Dumont: Et juste pour terminer avec ce que tu viens de dire euh les actes euh entre ce qu’on veut faire, ce qu’on fait et cetera, il y a un un des coachers, je sais pas si tu l’as vu passer dans le groupe WhatsApp euh qui disait qui qui a posté un truc euh qui nous a envoyé une photo, il dit « Des fois, tu as envie de tout arrêter puis tu te souviens que tu as rien commencé. »
Maud Paviet: J’ai adoré ce même. Ah, il était mais il rendant.
Pascal Dumont: Et je l’ai trouvé génial parce que on on a exception juste avant je l’avais
Maud Paviet: J’ai adoré. Exceptionnel.
Pascal Dumont: eu en coaching tu vois. Il me disait ça, il me dit « Mais p*****, je suis pour rien. » Et j’ai trouvé je l’ai trouvé génial parce que ça résume exactement ça. et j’arrête.
01:49:27
Pascal Dumont: Tu as rien commencé, je lui fais un petit clin d’œil, il se reconnaîtra s’il écoute le le podcast et très très fort.
Maud Paviet: Ouais, mais c’est vrai, c’est vrai. Et le procès c’est parfois long et ça c’est un truc que j’apprends aussi à mes coaches, c’est apprenez mais parce que on m’apprend aussi à le faire et du coup j’essaie de le retranscrire. c’est apprends à aimer le process,
Pascal Dumont: Ouais,
Maud Paviet: apprend à ne pas aimer que la finalité parce que souvent si tu es animé que par le fait de gagner 10000 par
Pascal Dumont: c’est ça.
Maud Paviet: mois, 100000 par mois, enfin bref, c’est c’est possible mais si tu es animé que par ça, la route va être longue et va être pénible.
Pascal Dumont: Ouais, ouais,
Maud Paviet: Euh et moi c’est un truc que j’apprends du coup dans mon projet perso,
Pascal Dumont: ouais.
Maud Paviet: c’est parce que c’est dur, ça me demande de la résilience, ça me demande de la persévérance. Là où il y a des fois où j’ai envie de lâcher et j’ai envie d’abandonner, ben j’apprends à aimer le process.
01:50:07
Maud Paviet: J’apprends à regarder en arrière, à me dire « Bah, regarde les skills, ce que tu es en train de construire. Regarde ce que tu es en train de faire, regarde ta sortie de zone de confort. Regarde la personne que tu es en train de devenir. Sois fier de toi aussi. Tu es pas là où tu veux être aujourd’hui, mais tu es en train de faire ce qu’il faut pour y arriver.
Pascal Dumont: pour y arriver.
Maud Paviet: Et ça prend du trin, ça prend du temps,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: c’est long mais patience ma grande, ça finira par
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: payer.
Pascal Dumont: Et euh et la mode de qui tu as envie de ressembler te dira en train de
Maud Paviet: Hm hm.
Pascal Dumont: faire les actions aujourd’hui.
Maud Paviet: Mais quand je regarde la mode d’il y a 4 ans, je suis en mode « Oh bébé cœur, j’ai envie de me prendre les petits joues, tu sais comme les enfants en mode oh ma petite ma grande c’est tu es mignonne,
Pascal Dumont: H
Maud Paviet: c’est sympa. » Et aujourd’hui, je suis plus du tout la même personne qui a qui a 4 ans.
01:50:47
Maud Paviet: Et cette période de vie notamment de de changement de poste, de forte pression et de de grosse croissance, ça a été un transformateur parce que forcément il y a eu un avant, il y a eu un après. Et aujourd’hui, ouais, je suis fière de de de cette transformation là et de ce que j’ai pu accomplir mais parce que j’ai appris aussi à savourer le processus. Et ça c’est un truc, soyez pas trop impatient, même si je sais que c’est parfois difficile,
Pascal Dumont: H
Maud Paviet: faut pas être trop impatient et vraiment apprécier le process, prendre du recul sur ce qu’on fait, sur ce qu’on a accompli, sur le projet, que le projet fonctionne ou fonctionne pas, hein,
Pascal Dumont: ouais,
Maud Paviet: peu importe hein,
Pascal Dumont: tout à fait, tout à
Maud Paviet: mais de de prendre le temps de se dire « OK,
Pascal Dumont: fait.
Maud Paviet: ben j’ai quand même monté en compétence sur ça, j’ai appris ça, ça, ça et ça, j’ai appris à prospecter, j’ai appris à aller voir des gens, je suis sortie de ma zone de confort, j’ai appris à faire ça, j’ai appris à faire un devis, j’ai appris à faire une facture, j’ai appris à utiliser un nouvel outil, j’ai appris à qualifier les j’ai appris à faire du col call, j’ai appris à livrer un client.
01:51:40
Maud Paviet: Tout ça c’est de la skills qui vous servira peu importe les autres projet et vous êtes en train de développer un
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: panel de compétences que ce soit technique ou interne en terme de qualité ou en terme de de de ce qu’on va appeler plutôt les soft skills qui sont énormes et c’est hyper
Pascal Dumont: Ouais, tout à fait.
Maud Paviet: important.
Pascal Dumont: 100 % 100 % d’accord avec toi. Très très cool tout ça. Dernière euh petite partie par rapport à voilà la surcharge et cetera. On a vu qu’on s’adapte, on a vu qu’il fallait, je viens de le dire, aimer le process aussi pour continuer d’avancer. vu comment tu avais priorisé euh comment aussi tu demandes certains conseils et cetera à des sachants, à des signes et cetera et surtout pas des personnes qui ne peuvent pas t’aider entre guillemets.
Maud Paviet: Mhm.
Pascal Dumont: Euh au niveau de la pression ou ton énergie euh au moment où tu as eu cette vague d’un coup de travail, euh est-ce que tu as réussi à adapter ton rythme et tes habitudes ? Je parle je pense du sommeil ou est-ce que tu as fait plus de pause que d’habitude ? Comment tu as réorganisé cette Ouais.
01:52:47
Pascal Dumont: cette gestion en dehors de ce rythme de travail en fait pour justement tenir sans t’épuiser ? Est-ce que tu as changé des choses
Maud Paviet: à ce moment-là, je pense que j’ai rien géré du tout. Je pense que j’ai essayé de faire comme j’ai pu.
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: Euh ça a été ça a été une période très compliquée, j’avoue quand même. Ben malgré tout aujourd’hui, je suis hyper contente et reconnaissante du parcours et et c’était génial. Et en vrai, c’était à faire demain, je le referai sans hésiter. Mais c’est vrai que sur l’instanté avec du recul, j’ai rien géré du tout dans ma vie à ce moment-là parce qu’en fait j’étais tellement focus sur le taf et sur
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: ce que j’avais à faire que tout le reste était un peu occulté. Je pense que la chance que j’ai eu malgré tout pour moi à ce moment-là, c’est que j’étais exp à 6h de ma famille, de mes potes, que j’avais pas trop de vie sociale là où j’étais et du coup j’étais beaucoup axée sur le boulot et le sport.
01:53:36
Maud Paviet: Et en fait, mes journées se résumaient principalement à ça. Sport, boulot,
Pascal Dumont: Allez
Maud Paviet: sport, enfin boulot, sport, boulot, sport. C’était vrai et dodo, maison et cetera. C’était vraiment le c’était le rythme des des 4 mois qui se sont un peu enchaînés. Euh et bien contente que ça se soit fait en étant loin parce que du coup, j’ai pu me focus à 100 % là-dessus et ça a été plus facile pour moi à gérer. Si j’avais été en France avec ma famille, mes potes et tout, ça aurait été compliqué. Je suis rentrée à une période et je bossais énormément à ce moment-là aussi et je le voyais, c’était mais tu bosses trop, tu passes ton temps à travailler et en fait les gens comprenaient pas. Et je trouve que c’est un côté un peu culpabilisant quand les gens te disent « Tu bosses trop, tu fais trop c, tu fais trop ça ». parce que les autres sont dans leur prisme salarié ou entrepreneurial à des situations différentes mais ils comprennent pas ta réalité,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: ils comprennent pas pourquoi tu le fais et ça c’est frustrant et c’est dur à gérer.
01:54:23
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: Et du coup, moi, j’étais bien contente à titre personnel de pas être dans mon environnement de base à ce moment-là parce que j’ai pu gérer comme j’avais envie. Euh, je me levais à 6h le matin, je me couchais à 23h le soir, j’enchaînais et ça m’allait très bien. Je faisais une pause, je m’imposais quand même de faire une pause le weekend, une sortie entre avec mes potes pour décompresser, pour me la tête et tout parce que c’était quand même important que je puisse voilà, avoir un peu de vie sociale et me balader. Mais mais ouais, je pense que j’ai j’ai essayé de faire comme j’ai pu. J’ai pas eu trop de façon et là du coup je suis pas forcément de meilleurs conseil parce que ben tête dans le guidon et j’ai attendu que la spirale passe un petit peu en fait mais et j’avoue que j’étais contente de pas être de pas être dans mon environnement de base. Donc s’il y a des entrepreneurs qui se reconnaissent, hésitez pas à vous prendre des fois des petites retraites quelque part loin de votre
Pascal Dumont: Ouais.
01:55:17
Maud Paviet: environnement parce que ben ça peut vous permettre de faire le point et de pas avoir trop de distraction et les gens vous enfin inconsciemment les gens vous en voudront toujours moins de pas être là pendant 2 mois que d’être là et de tafer à fond et de pas
Pascal Dumont: Ouais,
Maud Paviet: être dispo pour eux.
Pascal Dumont: 100 %. D’accord.
Maud Paviet: Euh donc ouais et ça c’est un truc que j’essaie de ben je pense que j’ai répliqué indirectement aujourd’hui dans ma vie personnelle. C’est-à-dire que j’ai déménagé de mon environnement de base pour me focus à 100 % sur mon projet perso en dehors de mon travail actuel. Euh parce que du coup faut que je mte le soir, faut que je m’y mette les weekends. Très compliqué de le faire dans mon dans mon environnement de base parce qu’il y a ma famille, mes amis et cetera et que j’ai jamais envie j’ai aussi pas envie de de refuser des sorties. Donc le fait de pas être là fait que du coup je m’impose pas de refuser parce que je suis pas là parce que je suis pas là et donc du coup je peux
Pascal Dumont: de fait que refus pas les sorties
Maud Paviet: faire ma journée taf, bosser après le soir sur mon projet perso, faire mon sport, faire ce que j’ai à faire et compiler mes journées et être à fond dans cette dynamique de taf parce que je sais que c’est temporaire aussi.
01:56:14
Maud Paviet: je le ferai pas sur une longue durée et j’ai besoin de revenir de temps en temps dans mon environnement pour reprendre mon choot de sortie de vie sociale et cetera pour mieux repartir derrière. Euh mais euh je pense que moi c’est comme ça que je gère en fait. Tu vois, si je dois trouver un pattern pour me focus à 100 % sur des grosses périodes,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: des gros stages, des grosses missions, je sors de mon environnement euh confort, on va dire, euh pour me focus à 100 % et pas avoir de distraction et pour pas être dérangé parce que je sais que j’aurais du mal à résister à l’appel des sorties, des soirées, des
Pascal Dumont: Ouais, je comprends tout à fait. Euh et et c’est 100 % d’accord avec ce que ce que tu dis et ce que tu ressens. Euh et par rapport à ça là, si demain il y avait une autre grosse vague qui arrivait de surcharge de travail, est-ce que tu penses que tu serais capable de la gérer différemment, de la gérer mieux, moins bien ou est-ce qu’il y a des choses que tu mettrais en place que tu as pas mis en place à cette première grosse vague vraiment de de grosse surcharge ?
01:57:11
Pascal Dumont: Tu disais que c’était un peu le chaos et en gros tu avais rien rien géré, tu as fait comme tu as pu.
Maud Paviet: Ben je pense bah après c’est un point de vue extérieur, je pense que j’ai pas trop mal géré mon truc. En tout cas, ça m’allait euh ça m’allait. Je pense que aujourd’hui ce qui serait différent,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: c’est que j’arrive à prendre plus de distance émotionnelle avec avec le enfin avec le travail de manière générale. On est quand même dans un métier très humain, tu vois, sur ce qu’on doit faire nous au quotidien avec les coachings et cetera puis on a des gros enfin tu vois des garanties
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: contractuelles, ce genre de choses. Avant, j’étais énormément impactée. Quand quelqu’un pouvait me demander par exemple une garantie ou quelqu’un que remettait en question un petit peu quelque chose, je pouvais ne pas endormir pendant quatre nuits à faire des angoisses nocturnes, à me réveiller la nuit avec des sueurs froides, à essayer de comprendre pourquoi et cetera. Vraiment, j’ai été au début c’est ça a été, je pense le truc le plus compliqué à gérer pour moi, c’est que j’étais hyper impactée émotionnellement de par le fait que ben j’aime pas l’insatisfaction client et j’ai envie que les gens soient toujours
01:58:10
Maud Paviet: contents de ce qu’ils aient. Donc déjà de un, mais de deux, quand ça remet en question mon travail ou le travail de mon équipe, je me sens responsable de ça. Euh et donc ça a eu ça a eu énormément d’impact émotionnel, surtout que les gens sont pas forcément très sympas euh quand ils sont pas contents. Euh donc c’est toi qui est en première ligne de fond et qui prend ça en pleine tronche. Et du coup, j’ai eu du j’ai eu beaucoup de mal au début et c’est un truc qui m’a pris énormément d’énergie, énormément de de ressources et que j’ai très mal géré. euh qui m’a beaucoup beaucoup impacté. Aujourd’hui, j’ai pris énormément de distance avec ça. Je suis pas que je suis détaché mais j’ai de l’empathie et j’ai de la compréhension. Mais en tout cas, je suis plus affectée à titre personnel par ça parce que j’ai compris que c’était pas moi qu’on remettait en question en tant que personne mais potentiellement le travail, les enfin quelque chose d’autre mais pas moi. Donc je suis beaucoup moins impactée par ça.
01:59:01
Maud Paviet: Sur ma façon de travailler, je dirais que je changerai rien parce que j’aime ma façon de travailler quand je suis dans le rush. J’aime le fait d’avoir cette intensité et j’aime travailler dans l’intensité. le fait de pouvoir avoir des moments de retraite où je vais être à fond là-dedans et faire que ça, que ça, que ça,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: que ça pour me resociabiliser. Après, je pense que le up enfin le le switch me va bien et c’est comme ça que moi je m’épanouille en tout cas et j’ai pas forcément envie de changer de façon de faire. Donc si demain il y a un gros rush qui devrait arriver, je le gérerai mieux parce que ma façon de travailler me convient et que aujourd’hui j’ai appris à me détacher de
Pascal Dumont: OK, génial. Super intéressant.
Maud Paviet: l’émotionnel.
Pascal Dumont: Hyper intéressant. Ça veut dire que pour toi, si je comprends bien, ça a été difficile d’apprendre quelque part à poser des limites,
Maud Paviet: Ouais,
Pascal Dumont: que ce soit OK.
Maud Paviet: de ouf. hyper compliqué hyper compliqué et en plus comme je suis quelqu’un de nature très anxieuse très angoissée qui a toujours qui je pense que le driver tu vois faire plaisir tu vois ce genre de truc c’est des trucs qui moi m’ont m’ont drivé mais à fond et en fait dès que ça remet en question mon travail dès que tu mais des fois c’est des trucs con mais tu peux me faire une tu peux me faire un quelqu’un enfin
02:00:10
Maud Paviet: je vois j’espère j’essaie de trouver un exemple mais demain je te dis une connerie Tu vois, mais quelqu’un qui va me dire dans l’équipe, c’est encore jamais arrivé, je touche du bois que ça arrive pas, mais tu es une mauvaise manager, tu sais pas gérer ton équipe, tu sers à rien. Ça c’est un truc qui peut m’empêcher de dormir pendant une semaine. Ça c’est littéralement un truc qui pourrait me faire me remettre en question en long, en large et en travers. Je vais y penser la nuit. Euh et mais du coup,
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: est-ce que je vais faire ? Et puis alors les angoisses nocturnes pour ceux qui nous écoutent, s’il y en a qui en font, ils vont savoir de quoi je parle. Pour les autres, sachez que c’est un truc un peu terrible parce que l’esprit a une facilité à faire des scénarios catastrophes assez improbables et d’autant plus la nuit. La nuit, je trouve que les angoisses de la nuit sont pire que les angoisses du jour.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Euh et ça c’est vraiment un truc, moi ça peut m’empêcher de dormir pendant super longtemps, mais vraiment euh et ça c’est terrible.
02:00:54
Maud Paviet: Et je aujourd’hui, je sais que je suis dans une période de stress intense quand je fais des angoisses nocturnes.
Pascal Dumont: OK. Ah, hyper intéressant. Tu arrives à identifier ça. C’est super important d’avoir identifié ça.
Maud Paviet: Ouais. Ouais.
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: parce que c’est un truc qui est revenu. À l’époque, c’est des trucs cons, mais quand j’étais dans cette phase un peu stressée, d’angoisse et cetera, qui a été le truc le plus dur à gérer, je sais que ça devient un un vraiment un red flag. Bon, aujourd’hui, je vis en couple, donc je suis plus seule à la maison. À l’époque, je vivais seule, je pouvais pas dormir sans mon iPad. Je pouvais pas dormir sans sans télé, sans musique ou sans quoi que ce soit parce que le fait d’être dans le silence, ça réenclenchait la machine et ça m’empêchait de dormir.
Pascal Dumont: Tu avis besoin d’un doudou un peu quoi.
Maud Paviet: Ben, j’avais besoin de bruit en fait.
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: J’avais besoin de bruit pour euh c’est même pas un doudou, c’est vraiment d’avoir besoin de bruit parce que le fait d’entendre une conversation sur un film, sur une série fait qu’en fait ça m’empêchait de réfléchir.
02:01:44
Pascal Dumont: Ouais. de réfléchir.
Maud Paviet: J’étais j’étais concentrée sur la voix et sur le sur le
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: film.
Pascal Dumont: Hm. OK.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Super.
Maud Paviet: Donc c’est comme ça que moi j’identifie mes grosses périodes de stress et je pense que c’est important que chacun essaie de ça c’est de l’introspection après c’est vraiment de se de d’essayer de comprendre les indicateurs, mais de comprendre ce qui vous déclenche du stress,
Pascal Dumont: Oui.
Maud Paviet: de l’angoisse euh pour identifier les moments où vous êtes en période de stress justement et après de pouvoir rel enfin de trouver en tout cas des alternatives qui vont vous aider à relâcher la pression.
Pascal Dumont: Et comment tu fais pour éviter d’arriver à cette période de stress justo ?
Maud Paviet: Malheureusement, j’ai encore pas la j’ai encore pas la solution. J’ai encore pas trouvé le truc qui me permet d’anticiper ça.
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: Euh souvent euh maintenant je le laisse je le laisse moins s’installer. C’est-à-dire que avant j’aurais peut-être réagi au bout de une semaine d’angoisse nocturne à part pas dormir et à être fatigué le matin et tout.
02:02:40
Maud Paviet: Aujourd’hui, dès la première angoisse nocturne, je vais essayer de prendre le contrepli. Ça m’est arrivé il y a pas longtemps parce que du coup mon mon projet perso me génère pas mal de stress et cetera.
Pascal Dumont: Yes.
Maud Paviet: Euh j’ai dû créer une vraie société enfin voilà euh enfin sortir du statut de micro pour avoir une vraie une vraie société et tout. Donc ça a été un un stress de voir des charges qui tombent, de voir rien qui rentre. Euh donc ça ça commence à générer euh ça commence à générer un stress. J’ai fait une angoisse nocturne euh et ben maintenant je prends le contrepli. C’est-à-dire que maintenant alors moi je suis très je suis un peu très plante tous ces trucs là moi j’y crois beaucoup. Donc après je prends des trucs de la Valéiane, des fleurs de bac pour faire redescendre un peu le stress et cetera parce que j’ai pas la enfin le sport suffit pas à me réguler en fait. Donc euh ça va plus loin que ça. Donc aujourd’hui,
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: j’ai les signaux déclencheurs et dès le premier dès le premier signal, je vais enclencher un truc pour justement euh apaiser le
02:03:34
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: système.
Pascal Dumont: Génial. Super. Donc vous voyez hein, si vous entendez quand vous voyez que il y a des patterns qui se répètent, par exemple là stress ici c’était des les angoisses nocturne et cetera.
Maud Paviet: Hm.
Pascal Dumont: C’est voyez que ça se répète, c’est des patterns euh de stress qui se répètent. C’est qu’à un moment donné, il y a une situation euh qui amène ce facteur là et l’idéal c’est de réagir dès que vous voyez ce red flag là. Euh et si on peut l’anticiper, si on arrive à voir la la situation qui nous amène dans euh cette situation de bon là d’angoisse entre guillemets euh ou de stress euh et ben plus vous arriverez à l’identifier tôt et moins vous vous retrouverez dans cette situation là, c’est jamais facile. un vrai travail qui prend du temps.
Maud Paviet: M.
Pascal Dumont: Euh mais c’est important du coup de faire ce ce travail d’introspection. Euh que vous soyez salarié, entrepreneur, peu importe, dans la vie de tous les jours, ça vous servira de toute façon. OK. Merci euh beaucoup par rapport à à tout ça d’avoir partagé ça.
02:04:33
Pascal Dumont: Euh si je te demande là, allez euh trois trois méthodes ou trois trois astuces qui euh permettraient aux auditeurs de se dire « OK, il y a une surcharge qui arrive, quelles sont pour toi les les trois choses que tu fais en premier si tu te sens que tu vas être débordé
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: Le premier truc que je dirais, c’est prendre du recul en faisant une activité qui vous fait du bien ou qui vous permet de redescendre la pression. Typiquement, moi ça a été la marche.
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: Euh peut-être que pour quelqu’un ça va être de jouer de la guitare, de jouer du piano, de faire la cuisine, d’écouter un podcast, de lire, peu importe, mais de prendre du quand il y a une une trop une surcharge, c’est de prendre un pas de recul parce que c’est enfin souvent c’est moins gros que ce qu’on s’en fait. Et le fait de prendre un pas de recul, ça permet de relativité et de redescendre. Deuxièmement, c’est de poser concrètement tout ce que vous avez à faire et de hiérarchiser les priorités et de créer votre plan d’action sur les 90 prochains jours.
Pascal Dumont: Ouais.
02:05:35
Maud Paviet: Ça vous permettra d’y voir plus clair. Et derrière, c’est de ça fait très vô ce que je vais dire, mais de prendre soin de vous et de bah de faire attention à votre alimentation, de faire attention à votre sommeil, de trouver par exemple une activité exutoire. encore une fois le sport, la musique, la lecture, la danse, la peinture, euh un bain, enfin ce que vous voulez regarder une série, peu importe, on s’en fout. euh mais de trouver enfin de prendre soin de vous pour vous ménager parce que vous êtes le moteur qui vous permettra d’avancer euh sur la durée. Et si ben un peu comme une voiture hein, si vous prenez euh soin de la carrosserie, des roues euh mais que vous faites jamais euh ben l’entretien du moteur, de l’huile, de la vidange ou quoi que ce soit, bah il y a un moment donné où ça va pas marcher. Euh donc il faut toujours enfin prenez soin de vous sur l’alimentation, le sommeil qui sont à mon sens deux facteurs hyper importants. pourra revenir dans un autre épisode de podcast mais qui ont un impact énorme sur votre productivité, votre santé et le fait d’avancer et trouver une activité refuge exutoire qui vous permettra de tenir sur la durée.
02:06:34
Maud Paviet: Je pense que c’est les trois trucs que je dirais vraiment sur euh sur la gestion de la surcharge sur un court terme. Ah oui et puis 4e bonus, vous rappelez que c’est temporaire.
Pascal Dumont: C’est ça exactement.
Maud Paviet: Vous vous rappelez que c’est temporaire et que ça va pas durer et que ce que vous êtes en train de faire,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: c’est en fait vous investissez aujourd’hui du temps. C’est un une concession à court terme pour un bien-être long
Pascal Dumont: Ouais, ouais, ouais. Très très euh très très bon.
Maud Paviet: terme.
Pascal Dumont: Euh je suis d’accord, je partage avec toi euh totalement ces quatre ces quatre astuces. Euh enfin c’est pas des astuces, c’est des euh des Ouais. des suggestions quoi.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Euh c’est par rapport voilà à ce que toi tu as tu as vécu. Euh dernière enfin une dernière question. Après, il y aura juste un rapide petit quiz marrant, mais euh aujourd’hui,
Maud Paviet: Mhm.
Pascal Dumont: enfin quand tu as te cette vague de boulot qui est arrivé sur une échelle de 0 à 10 17 ans, j’étais super stressé, angoissé, tu étais sur une échelle de combien à ce moment-là ?
02:07:44
Maud Paviet: Je pense que quand on m’a annoncé la surcharge, j’étais à 8.
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: J’ai pu monter à 10 dans les phases dans mes phases d’angoisse nocturne et cetera. Quand il y a de l’émotionnel qui se rajoute, j’ai pu monter à 10. Mais ça c’est plus enfin c’est pas forcément lié à la surcharge en elle-même, c’est plutôt lié à une situation précise. Donc je dirais vraiment sur la surcharge au niveau du stress et cetera comme en plus c’était la première fois
Pascal Dumont: Ouais. OK. Et là,
Maud Paviet: 8.
Pascal Dumont: si tu as cette deuxième charge, tu penses que tu seras à combien sur cette même échelle ?
Maud Paviet: Je pense dirais à 6.
Pascal Dumont: OK ? Parce que tu as acquis cette expérience là qui te dit « OK,
Maud Paviet: Ouais. Ouais.
Pascal Dumont: je sais en gros en partie comment ça marche. » Évidemment,
Maud Paviet: Ouais,
Pascal Dumont: il y aura des inconnus mais
Maud Paviet: toujours. H Et sur enfin souvent ce qui est stressant,
Pascal Dumont: euh
Maud Paviet: enfin souvent ce qui est stressant c’est quand on connaît pas une situation parce que quand tu as une première vague comme
02:08:30
Pascal Dumont: Exactement.
Maud Paviet: ça, c’est hyper stressant parce que du coup tu sais pas, tu tu es perdu et du coup bah voilà, il y a tout à gérer. Aujourd’hui, si ça se représente, je pense que je serai stressé peut-être entre 5 et 6 parce que du coup forcément il y a de la pression et la pression c’est toujours un peu stressant mais
Pascal Dumont: Bien sûr.
Maud Paviet: je seraiis pas stressé comme la première fois à tout découvrir. Mais au même titre que aujourd’hui je suis stressé et angoissé avec la création de la société parce que du coup c’est tout nouveau et que ça vient d’arriver et que ça se enfin c’est une première fois. Mais comme on est stressé la première fois qu’on fait une prise de sang, comme on est stressé la première fois qu’on va faire un examen médical, euh je me souviens, je prends je prends un exemple qui a rien à voir avec le business, mais il y a pas longtemps, j’ai dû passer un scanner parce que j’ai eu des cristaux qui se sont déplacés dans l’oreille. Euh donc pour être sûr que tout allait bien et pour moi, le scanner, c’est un truc genre ça, moi je suis un peu clos trop en plus donc ça m’a stressé.
02:09:15
Maud Paviet: J’étais genre vraiment toute rouge avant de monter dans la machine. Bon ben aujourd’hui si demain je dois en refaire un, ça ira tout seul parce que je sais à quoi ça ressemble. J’ai vu la machine, voilà, il s’est rien passé de particulier, tout allait bien. Euh et du coup voilà,
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: donc c’est la première fois est toujours stressante mais peu importe le peu importe le sujet. Et après, il faut savoir aussi diagnostiquer ce qu’on appelle le bon stress qui va être un stress qui va vous porter et vous pousser un peu. Par exemple,
Pascal Dumont: Oui.
Maud Paviet: stress précompétition quand on est sportif qui va amener un peu de d’énergie et qui va nous galvaniser un petit peu pendant l’effort versus le mauvais stress qui est celui qui va nous figer et qui va nous empêcher d’avancer
Pascal Dumont: Ouais, tout à fait,
Maud Paviet: quoi.
Pascal Dumont: tout à fait. Et ça, bah ça s’appelle l’expérience en fait tout simplement.
Maud Paviet: Hm hm.
Pascal Dumont: C’est l’expérience que ce soit dans le sport ou quoi. Et c’est pour ça que euh celui qui monte sa boîte, qu’il l’amène n’importe quoi à faire un chiffre d’affaires de 10 millions pour x raison, il se plante quand il va redémarrer à zéro, il arrivera à refaire les millions parce qu’il a cette expérience là.
02:10:10
Maud Paviet: Bien sûr.
Pascal Dumont: Par contre, le gagnant au loto, il va gagner 100 millions.
Maud Paviet: Hm
Pascal Dumont: Il aurait été n’importe quoi au SMIC toute sa vie,
Maud Paviet: hm.
Pascal Dumont: il gagne 100 millions. Et ben, je crois qu’il y a plus de 80 % ou 90 % des gagnants de l’Euromillon l’OTO,
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: je sais plus quoi qui perdent tout ce qu’ils ont gagné parce qu’ils ont pas cette expérience d’avoir gagné cet
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: argent et ils savent pas comment le gérer.
Maud Paviet: Et puis savent pas comment le
Pascal Dumont: Et ben c’est exactement pareil.
Maud Paviet: gérer.
Pascal Dumont: tu ta charge de travail. première fois que ça t’arrive à ce point-là en tout cas ou en tout cas avec voilà une certaine pression soit sur les résultats soit sur est-ce que je vais être capable de le faire ou quoi. Quand tu passe cette vague là peu importe à rigueur le résultat tu
Maud Paviet: Hm.
Pascal Dumont: auras acquis de l’expérience qui va te permettre d’absorber la prochaine vague qui sera différente mais aussi avec une sérénité qui sera euh bah qui sera meilleure. Et c’est pour ça que dans le sport, celui qui fait une finale de Roland Garos, qui la perd euh et puis qui l’année d’après revient en finale par rapport à quelqu’un qui a jamais joué de finale de Grand
02:11:08
Pascal Dumont: Schlem, et ben il a plus de chance de gagner cette finale là parce qu’il a cette expérience du stress de la finale et cetera et
Maud Paviet: carrément
Pascal Dumont: cetera. OK, super euh super cool. On finit juste par quelques petites questions euh euh pas de vrai ou faux, mais si je te dis tu es plutôt lft ou couche tard, lève tôt.
Maud Paviet: lève
Pascal Dumont: Et donc si tu as un truc important à finir euh du coup, tu te lèves à 6h ou tu restes jusqu’à minuit ?
Maud Paviet: h Non, je vais me rester jusqu’à minuit.
Pascal Dumont: OK. Euh si tu as 30 minutes de temps libre, euh tu vas ranger ton salon ou tu vas regarder un épisode de Netflix ?
Maud Paviet: Je vais regarder un épisode de
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: Netflix.
Pascal Dumont: Euh cool. Euh ton agenda on a pas parlé effectivement aussi de l’agenda, on aurait pu en parler. Peut-être qu’on en reparlera une autre fois mais ton agenda, c’est quelque chose qui est plutôt béton ou qui est plutôt souple dans le truc ? En gros,
Maud Paviet: Euh il y a des incompressibles qui sont béton et après sur le reste,
Pascal Dumont: tu OK.
Maud Paviet: j’ai de la souplesse.
02:12:15
Pascal Dumont: Donc, il y a des trucs que tu peux faire quand tu veux ou dans l’ordre que tu veux. OK.
Maud Paviet: Ouais.
Pascal Dumont: Euh, par rapport à ton ton soit parfait, tu préfères finir à 80 % quelque chose de rapidement ou tu préfères pefiner longtemps
Maud Paviet: Euh aujourd’hui,
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: je vais finir à 80 %. Là où avant j’aurais peaufiné pendant longtemps, aujourd’hui je finis à 80
Pascal Dumont: OK, cool.
Maud Paviet: %.
Pascal Dumont: Et enfin, en vacances, tu es full des connexions où tu as quand même un œil sur tes mails, sur tes
Maud Paviet: Cette question. Alors moi c’est la deuxième.
Pascal Dumont: notifs.
Maud Paviet: J’ai toujours un œil sans mes notifes et j’ai du mal à déconnecter complètement. Il y a un truc qui était très drôle. Euh aujourd’hui, j’ai encore du mal, tu vois, à partir plus de 24 heures et de pas avoir mon ordi avec moi. Ça me stresse. Euh si j’ai pas mon ordi avec moi,
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: je suis stressée.
02:13:04
Maud Paviet: Ça me s’il y a une urgence, qu’ y a un truc à gérer, ça va me procurer de l’angoisse. Et ce qui était drôle, c’est que quand je vivais quand je vivais à Montréal, ben souvent tu as des alertes incendies dans les immeubles, soit pour test, soit pour différentes raisons. Et du coup, c’est tout le monde descend. Et quand on te dit prenez que ce qui est essentiel, le seul truc avec lequel je descendais de ma tour, c’était mon ordi et mon téléphone.
Pascal Dumont: Excellent.
Maud Paviet: Voilà.
Pascal Dumont: Bah, ceci dit, euh peut-être leur dit aussi parce que dedans tu as des photos et cetera. Mais tu sais que s’il y a une maison qui est en feu, les gens ils préfèrent la première chose qui sauve, c’est les photos.
Maud Paviet: C’est fou ça.
Pascal Dumont: Incroyable he les souvenirs.
Maud Paviet: C’est les c’est les
Pascal Dumont: Euh dernière petite question,
Maud Paviet: souvenirs.
Pascal Dumont: on imagine que le dimanche c’est un jour féré, enfin un jour férier pour toi, un jour de congé, que le lundi tu recommences ta semaine de taf. Du coup, le dimanche soir, tu penses au lundi ou tu profites vraiment jusqu’au bout
02:13:58
Maud Paviet: Non, je pense au lundi et généralement le dimanche soir.
Pascal Dumont: ?
Maud Paviet: Mais en plus, je traite les messages. Euh, j’aime bien rattaquer le lundi matin. Euh et en fait, c’est une connerie parce qu’en fait, je me rends compte que mon lundi, je traite toujours toutes les enfin tous les trucs du weekend. Mais j’essaie de répondre un peu au messages quand même le dimanche soir pour avancer un peu mon lundi matin. Mais les gens m’ont répondu entre le dimanche soir et le lundi matin.
Pascal Dumont: OK,
Maud Paviet: Donc en fait, je repars à zéro le lundi matin. Ça sert pas à grand-chose.
Pascal Dumont: voilà.
Maud Paviet: Mais sur le papier, ça me rassure de me remettre dans ma semaine un peu le dimanche soir. Donc je coupe.
Pascal Dumont: OK.
Maud Paviet: Enfin, ouais. Non, mais je suis pas je suis pas le meilleur exemple en terme de il faut couper le
Pascal Dumont: OK,
Maud Paviet: taf.
Pascal Dumont: d’accord. Super. Au moins, c’est honnête.
Maud Paviet: Ouais. Non, je suis pas je suis pas du tout un bon exemple.
02:14:37
Maud Paviet: Moi ça va m’arriver. Tu vois, hier soir, j’étais au resto, j’étais au resto pour un anniversaire. Ben,
Pascal Dumont: Ok.
Maud Paviet: il y a un moment dans la soirée ou par je sais pas, par réflexe, par Ouais, par réflexe, je pense, par habitude. Je vais checker Slack en plein milieu du repas. Je vais checker mon slack en plein milieu du repas alors que ça ne nécessite enfin tout le monde s’en fout que je j’aille checker ce qui se passe au niveau de l’équipe à 22h un mercredi soir, tu vois. Mais je sais pas, ça me rassure, je vais répondre, je vais ça va me rassurer. Voilà. Donc je suis pas du tout le mais je suis pas du tout un exemple en terme de de déconnexion et à titre personnel, j’ai très peu de j’ai très peu de limite entre ma vie perso et ma vie
Pascal Dumont: OK. Intéressant,
Maud Paviet: pro.
Pascal Dumont: intéressant. Euh OK. J’avais des amis, je les ai toujours les amis. Euh il rentraient le dimanche soir parce qu’on passait des vacances régulièrement ensemble. Je sais pas comment ils font.
02:15:30
Pascal Dumont: Moi si je si je repars un lundi par exemple, je peux pas rentrer un dimanche soir.
Maud Paviet: Ah moi c’est pas possible. Ah non,
Pascal Dumont: Faut que je rentre de tr jours avant parce que j’ai envie de me poser machin.
Maud Paviet: pas possible.
Pascal Dumont: Je pense pas forcément au taf mais j’ai pas envie.
Maud Paviet: Non mais de retrouver ta
Pascal Dumont: Ouais ouais exactement. Et eux je sais pas comment il faisaient.
Maud Paviet: routine.
Pascal Dumont: À chaque fois il rentraient, c’était minuit 1h du mat. Il rattaquaiit le boulot à 7h du mat. Je sais pas comment ils font.
Maud Paviet: C’est terrible. Moi j’y arrive pas. Moi ça je peux pas. Moi j’aime bien être le dimanche soir avant de rentrer. J’aime bien être chez moi. Enfin,
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: j’aime bien avoir une demi-journée. C’est compliqué pour moi de Je suis pas trop dans le je pareil. Moi, je suis comme toi. J’aime bien être là au moins 24 heures
Pascal Dumont: Ouais, ouais, sans problème.
02:16:07
Pascal Dumont: Ouais. OK. Bon bah, cool.
Maud Paviet: avant.
Pascal Dumont: Et ben écoute, on a eu pas mal de de choses, pas mal de de trucs très très intéressants. Euh merci beaucoup Mode pour pour ce partage. Euh est-ce que tu as quelque chose à rajouter qu’on aurait pu oublier ou quoi ? Évidemment, il y a plein de sujets sur lequels on peut on pourrait partir, mais là comme ça, quelque chose qui te saute aux yeux, sur lequel tu aurais aimé partager que j’ai pas posé la question.
Maud Paviet: Non, je pense que je pense qu’on a fait pas mal le tour. Après, effectivement, on aurait pu rentrer plus dans la comment je construis, enfin comment on construit son agenda, comment est-ce qu’on répartit son temps et tout.
Pascal Dumont: C’est
Maud Paviet: Euh mais euh sur le papier, je pense que ils ont déjà des enfin vous avez déjà en tant qu’auditeur pas mal de de d’éléments
Pascal Dumont: vrai.
Maud Paviet: pour euh essayer de de gérer la surcharge. Mais en c’est des sujets où je trouve qu’on pourrait en parler pendant des heures, des jours. Il y aurait toujours encore un truc à dire parce qu’un sujet en amène un autre.
02:16:57
Pascal Dumont: Ouais.
Maud Paviet: Et aujourd’hui, moi je m’intéresse beaucoup à l’alimentation, la nutrition, l’impact que ça. Je me suis fait accompagner pour ça aussi. Les enfin en plus en tant que femme, les hormones, l’impact au niveau de la productivité. de la gestion du stress, ce genre de choses, les réactions que ça peut avoir et ainsi de suite. Donc il y aurait plein plein de sujets à creuser. Mais je pense que le truc qui est important à enfin de manière générale au-delà de la surge, je trouve que ce qui est important à garder en tête, c’est soyez cohérent et en accord avec ce que vous voulez. Enfin, gardez de la cohérence envec avec vos objectifs. Soyez prêt à faire les sacrifices que vous voulez pour aller là où vous avez envie d’être. Préservez-vous et prenez sans vous parce que vous êtes le moteur qui vous permet d’avancer et prenez du recul parce que une surcharge c’est temporaire et un instant Té et que ça se rééquilibre
Pascal Dumont: Hm.
Maud Paviet: et que ça enfin en prenant du recul, vous arrivez à diagnostiquer de façon factuelle la situation et à avancer sereinement dessus
Pascal Dumont: Yes ! Ouais, sans problème.
Un épisode exhaustif sur la façon de comment gérer la surcharge de travail.
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